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 [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel

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emilie36963

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MessageSujet: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Mar 15 Juil 2008 - 18:13

Coucou !!

Je vous mets ci-dessous le début de ma fanfic, je ne sais pas si ça va vous plaire parce que mon style d'écriture est assez différent (j'ai 24 ans), mais je vous garantis que vous ne serez pas déçu si vous me donnez une chance...


Bisous...

Emilie


EDIT : Attention, cet écrit contient des descriptions sexuellement explicites.


**********************

Prologue

Je m'appelle Allison, j'ai 17 ans et je vis seule avec mon grand frère Andrew depuis que nos parents sont morts dans un accident de voiture. Mon frère est ingénieur, il vient de finir ses études et est à la recherche d'un emploi. Un soir alors que je rentrai de l'école, il m'annonça un grande nouvelle :
Andrew : J'ai enfin trouvé un job ! Enfin c'est un stage pour l'instant, mais ça peut devenir un boulot si ça se passe bien.
Me dit-il en souriant.
Allison : C'est super, tu vas faire quoi ?
Andrew : T'es déjà allée à des concerts ?
Allison : Bien sur, je suis allée voir Evanescence l'été dernier.
Andrew : Bon, mon travail sera d'assister un ingénieur chargé du réglage de l'éclairage lors de concerts. C'est à dire de mettre en place avant chaque représentation le système de coordination des différents spots lumineux.
Allison : Ca à l'air intéressant. Mais tu pourras faire ça tout en restant ici ?
On habitait une petite ville au centre de l'Allemagne.
Andrew : Non, c'est là le seul inconvénient. Faudra que j'aille sur place évidement. Et la boite qui m'a proposé ce stage m'a déjà affecté à un projet, et justement, faudra que je suive un groupe en tournée pendant un peu plus d'un mois.
Allison : C'est nul.
Je n'avais vraiment aucune envie de rester tout un mois, peut être même plus, toute seule. Je veux dire, je suis une personne plutôt solitaire, j'aime bien m'isoler, être au calme, seule dans mes pensées, mais tout un mois, çà me filait le cafard rien que d'y penser.
Allison : Je ne veux pas rester toute seule.
Andrew : Non, c'est hors de question que tu restes toute seule. Tu vas m'accompagner. Je leur ai parlé du problème, et ils sont ok pour que tu me suives sur les routes.
Allison : Mais...
J'étais sans voix, il ne m'avait même pas demandé mon avis.
Allison : Et l'école, je peux pas tout arrêter pour partir je ne sais où.
Andrew : Tu pourras prendre des cours par correspondance, puis c'est juste 6 semaines, tu peux bien faire un effort quand même ? C'est pas la mer à boire, ce sera super sur les routes, visiter le pays... c'est une super expérience.
Allison : Moi j'ai rien demandé. Je suis très bien ici.
Je commençai à bouder un peu, comme je savais si bien le faire pour ennuyer mon entourage et le plier à mes faveurs.
Andrew : Ecoutes, je te demande ce service. J'ai besoin de ce stage, j'ai besoin de me lancer. Tu peux comprendre quand même ?
Il avait un petit air de supplication dans la voix. Il me fixa du regard un instant, attendant une approbation.
Allison : Ok, ok. Donc 6 semaines ?
Ca me paraissait une éternité.
Andrew : Oui.
Allison : Tu m'as pas dit de quel groupe est la tournée qu'on va suivre.
Andrew : C'est vrai, c'est Tokio Hotel le groupe en question.
Tokio Hotel... Je n'aimais pas particulièrement ce groupe, je connaissais pour avoir entendu leurs chansons passer en boucle à la radio et pour avoir vu des posters de promo un peu partout dans les magasins et ailleurs même. Mais musicalement, je trouvais ça plat, sans intérêt. Trop commercial.
Allison : On part quand ?
Andrew : Dans un mois. Le 2 mars au matin.


Chapitre 1

Le mois passa à une vitesse impressionnante. J'attendais la date fatidique avec une grande appréhension. Le jour arriva et nous primes le train jusqu'au lieu de rencontre avec une partie de l'équipe chargée de l'installation et la dés-installation des échafaudages et de la scène et de tout ce qui va avec. J'étais la seule adolescente, et pratiquement la seule femme aussi. Mon frère nous installa dans un des trois bus de l'équipe, j'avais le droit à une couchette minuscule, un petit espace de rangement, il y avait un coin détente et espace cuisine au fond du bus, des toilettes et voilà, voilà ce que serait ma vie pendant 6 semaines. C'était encore pire que ce que j'imaginais. Et mon frère fut vite accaparé par son boulot, je me retrouvais donc seule, ce qui allait sûrement être le cas pendant toute cette aventure. Je regrettais de ne pas être restée chez moi, j'aurais été seule, mais tranquille au moins, avec tout le confort. Nous arrivâmes le jour suivant à la première date de la tournée, mon frère devant faire les raccordements après l'installation de tous les échafaudages, nous arrivions dans l'après-midi quelques heures seulement avant le concert. Lorsque le bus arriva devant l'entrée de la salle, j'aperçus des centaines de fans, la file d'attente se prolongeait jusqu'à perte de vue. Elles se mirent à hurler en voyant notre bus passer, elles avaient des inscriptions sur le visage et tenaient des pancartes en carton sur lesquelles elles avaient écrit et dessiné des choses au feutre. J'observais leurs visages se déformer alors qu'elles hurlaient, c'était impressionnant, un peu agressif aussi. Le bus s'arrêta derrière la salle. Tout le monde le quitta pour faire son boulot, moi je pouvais rester. Seulement je ne supportais déjà plus d'être confinée ici, je décidai donc de faire le tour de la salle. C'était gigantesque. Le plafond était si haut. J'observais tout le personnel monter les dernières parties de la scène, faire les raccords. Je m'assis sur les places des gradins du coté de la salle, et je recommençai à m'ennuyer.
J'entendis soudainement des cris étouffés, cela venait certainement des fans devant la salle. Je vis les membres du groupe Tokio Hotel entrer dans la salle quelques minutes plus tard. Je reconnaissais facilement les quatre membres du groupe pour les avoir vu cent fois à la TV dans diverses émissions.
Bill : Tu me le rends et puis c'est tout.
Demanda-t-il sur un ton exaspéré.
Tom : C'est pas moi qui te l'ait pris. Tu me lâches avec ça. Tu soûles à force.
Bill : Je me tairais quand tu m'auras avoué que tu me l'as pris.
Tom : Bill...
Tom fut interrompu par un membre de l'équipe.
Le coordinateur : Je vais vous conduire à votre loge, après il faudra faire les essais.
Tom : Ok.
Gustav avait des écouteurs sur les oreilles et suivait les autres en jetant un coup d'oeil dans la salle.
Bill : Si tu ne me le rends pas, je vais devoir fouiller dans toutes tes affaires.
Tom sur un ton menaçant : T'as pas intérêt à faire ça.
Georg : Bon les enfants... Ca suffit.
Ils le regardèrent tous deux.
Tom : C'est lui qui me cherche.
Bill : C'est lui qui m'a pris mon CD de Green Day.
Tom : C'est pas vrai du tout.
Georg les regarda un sourire au coin de la lèvre.
Georg : On s'excuse, on se serra la main, on se fait un bisou.
Il aimait leur parler comme à des gosses.
Le coordinateur : Voici la loge, les toilettes sont là, installez-vous et on vous attend.
Il laissa le groupe poser ses affaires et retourna dans la salle.
Tom : C'est pas moi qui ait pris ton CD, si tu rangeais mieux tes affaires aussi, tu perdrais pas tout et n'importe quoi.
Bill : C'est toi qui me fait la leçon ? T'es plus bordélique que moi...
Georg : Les mecs, on y va ?
Georg était exaspéré, faire les essais des micros et de sa basse ne le passionnait pas plus que çà, mais là, entendre ces deux là deux minutes de plus, il ne pouvait pas.
Tom et Bill a l'unisson en faisant toujours la gueule : Ok, on te suit.
Je vis les membres du groupe monter sur scène de derrière semblait-il, le chanteur se mit au micro, il regarda les gradins devant lui et jeta quelques coups d'oeil derrière lui en attendant qu'on le branche. Son regard se dirigea dans ma direction alors que j'étais toujours assise sur le coté de la salle à quelques dizaines de mètres. Il avait la même coiffure et le même maquillage un peu androgyne que d'habitude. Il appela quelqu'un et pointa un doigt dans ma direction en s'adressant à l'employé.
Bill : C'est qui la fille là bas ? Si c'est une fan, faudrait voir par où elle est rentrée, qu'il n'y en ait pas d'autres qui en profitent.
Tom s'approcha de son frère : Qu'est ce qui se passe ?
Bill : Il y a une fan là bas.
Tom : Cool, elle est pas mal ! Je me dévoue, je vais lui demander d'où elle vient. Et lui donner le pass de ma chambre.
Il fit un petit sourire insolent en regardant son frère.
Bill : Tom...
Il était déjà descendu de la scène dans ma direction. Je le vis approcher, je me levai, prête à partir puisque je n'étais pas forcément sensée être là, je les dérangeai peut être. Mais lorsqu'il s'approcha, je vis son sourire.
Tom : Salut.
Allison : Salut.
Tom : Mon frère se demande ce que tu fais ici. Mais pour ma part, ce n'est pas pourquoi tu es là qui m'intéresse mais juste que tu sois là. Tu veux prendre un café dans ma loge ?
Il m'invitait alors que je ne le connaissais pas. J'avais peut être que 17 ans, mais je savais déjà c'était suspect qu'un garçon soit si entreprenant.
Allison : Non, merci, je suis bien ici, si ça ne vous dérange pas.
Je vis une expression de surprise sur son visage.
Tom : Tu n'es pas une fan ?
Allison : Non, pourquoi ?
Tom : Qu'est ce que tu fais ici alors ?
Il avait l'air un peu vexé.
Allison : Mon frère travaille dans l'équipe de montage. Je l'accompagne, voilà tout.
Je vis Bill arriver derrière Tom.
Bill : Ca y est, tu lui as raconté toute ta vie ?
Tom : Non, absolument pas.
Il prit un air agaçé.
Bill s'adressant à Allison : Ca ne nous gène pas que tu sois là, mais on aimerait savoir comment tu as réussi à entrer pour que d'autres n'en fassent pas de même.
Mais ce fut Tom qui répondit avant que je n'ouvre la bouche.
Tom : C'est la soeur d'un des gars de l'équipe, c'est pour ça qu'elle est là. Tu vois, j'ai fait mon enquête. Et là, on allait prendre un café.
Je n'eus pas le temps de protester.
Bill : Cool, de toute façon fallait qu'on fasse une pose.
Bill fit signe aux autres de nous rejoindre. L'ennui eut raison de moi et je décidai d'accepter la proposition de prendre un café avec d'autres jeunes de mon âge. Nous nous dirigeâmes dans la loge. Je m'installai à coté de Bill sur le banc en face de l'entrée. Les autres allèrent se chercher des cafés et nous en apportèrent. En voyant Bill commencer à me parler, Tom prit un air exaspéré et alla jouer au baby-foot avec les autres.
Bill : Tu t'appelles comment ?
Allison : Allison.
Bill : Moi c'est Bill.
Allison : Oui, je sais.
Bill : Evidement, je suis bête.
Il avait un léger sourire.
Bill : Donc tu fais toute la tournée avec nous ?
Allison : Oui, pas le choix.
Je recommencai à désespérer en repensant aux 6 longues semaines qui m'attendaient.
Bill : Oh là, pas trop d'effusion de joie. C'est si pénible de voyager avec nous ?
Allison : Non, c'est juste que j'ai que dalle à faire, je m'ennuie à mourir. Le bus est minuscule.
Bill : Le notre aussi tu sais.
Allison : Ouais, ben je ne sais pas comment vous faites. C'est l'horreur, j'arrive pas à dormir la nuit, à chaque fois que je me réveille je me demande où je suis, la moitié du temps je me lève trop brutalement en oubliant que je suis dans un boite de conserve sur roues et je me cogne la tête. Puis le fait qu'il n'y ait pas de douche et tout, ça fait deux jours que je n'ai pas pu me laver, et l'idée d'aller dans des douches publiques...
Bill : Vous restez jamais à l'hôtel ?
Allison : Non, c'est pas prévu dans le budget l'hôtel pour l'équipe.
Bill : Ah, ok.
Il resta silencieux un instant, puis repris la parole.
Bill : Tu sais, on a une suite réservé pour chacun d'entre nous ce soir...
Allison : Arrête de te venter...
Bill : Non c'est pas ça, mais si tu veux prendre une douche, ça me gène pas que tu utilises ma salle de bain.
Je le regardai, perplexe. Je réfléchis un instant, il n'avait pas l'air si entreprenant que son frère. Ce qui me rassurait évidement. Mais bon, je ne le connaissais pas vraiment non plus pour autant.
Bill : Je propose ça pour toi, si tu veux pas...
Le fait qu'il n'insiste pas, fut une confirmation de sa bonne foi pour moi, et la motivation pour ne pas aller aux douches publiques me poussa davantage à prendre ma décision.
Allison : Si, si je veux bien, merci. C'est sympa.
Bill : De rien, c'est normal. T'as qu'à prendre tes affaires et nous rejoindre dans la loge après le concert pour qu'on fasse le trajet ensemble jusqu'à l'hôtel.
Allison : Ok, merci.
Il regarda vers son frère et les deux autres membres du groupe.
Bill : Tu viens au concert ce soir ?
Allison : Non, je partirai avec le personnel je pense.
Bill : Ca ne te tente pas ?
Allison : Je sais pas trop... je connais pas trop votre musique, sauf les morceaux qui passaient à la radio, mais c'est pas vraiment mon style je pense. Puis les fans ont l'air assez hystériques et tout, j'ai pas envie d'être entassée dans la foule.
Bill : Non mais entre la barrière qui retient les fans et la scène il y a un espace pour circuler, pour le personnel de sécurité et les fans handicapées. Tu peux regarder le concert de là si tu veux, comme ça tu entendras les morceaux que tu ne connais pas, tu seras peut être surprise.
Je le regardai, incrédule. Il avait l'air de vraiment vouloir que j'assiste à son concert, allez savoir pourquoi, il allait avoir dix mille pairs de yeux qui le regarderaient vociférer, mais il voulait qu'il y en ait une de plus. Mais bon, le choix entre rester cloîtrée dans le bus avec les mecs de l'équipe, ou assister à un concert ne fut pas difficile à faire non plus.
Allison : Ok alors.
Bill : Cool.
Il me fit un grand sourire. Il avait un joli visage je dois l'avouer, un air angélique et juvénile, des traits fins et une belle peau clair, le maquillage noir entourant ces yeux lui agrandissait le regard et sa coupe de cheveux donnait l'impression qu'il sortait tout droit d'un manga japonais. Tout un personnage.


Dernière édition par emilie36963 le Dim 29 Aoû 2010 - 20:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Mar 15 Juil 2008 - 18:51

Ta fic, et vraiment intérréssante et captivante! J'attend la suite avec impatiente! ^^
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emilie36963

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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Mar 15 Juil 2008 - 21:31

Merci Leitizia :-) Voilà la suite.....

Chapitre 2

Un membre du personnel vint chercher le groupe pour leur indiquer qu'ils avaient encore quelques sound check à faire. Je décidai de m'aérer la tête, et sortit faire un tour dans le parking du personnel et la pelouse derrière celui ci, je pris quelques bouquins et me mis à réviser. Le soir arriva rapidement, dix minutes avant le concert je repartis dans la salle et me plaçai face à la scène, à gauche de la passerelle qui pénétrait le public. Il y avait une personne de la sécurité tous les quelques mètres, ils parcouraient du regard le public pour repérer les fans qui s'évanouissaient et les évacuer. La lumière s'éteignit et quelques secondes plus tard elles se rallumèrent toutes en même temps et la musique du premier morceau se fit entendre. Lorsque le groupe apparu sur scène, les cris devinrent assourdissants quelques instants. La musique était si forte que je sentais les ondes résonner dans ma poitrine et le sol vibrer. Plusieurs spots éclairaient chaque membre du groupe. Tom était juste en face de moi il avait une expression très particulière, sûr de lui, il semblait tout maîtriser, son regard passait de sa guitare qu'il tenait contre lui et qu'il caressait de ses doigts fins avec aisance, aux fans face à lui qu'il regardait un sourire enjôleur aux coins de ses lèvres. Bill apparu sur scène quelques secondes après que le groupe ait commencé à jouer, le public hurla de plus bel. Il couru jusqu'à l'avant de la scène tout en chantant, il avait un énorme sourire et regardait tantôt la salle entière, tantôt les fans dans les premiers rangs, en courant d'un coin à l'autre de la scène. Je ne connaissais pas du tout la chanson qu'ils interprétaient, mais le public lui, connaissait chaque parole, ainsi que toutes celles des chansons suivantes. Après les trois premières chansons, je du avouer que j'étais très impressionnée, c'était beaucoup plus rock que ce que j'imaginais, il y avait une énorme énergie entre le groupe et son public, c'était incroyable. Bill était toujours tout sourire, jusqu'à ce que les notes de la quatrième chanson se firent t'entendre, c'était une chanson plus calme. Je fixais son visage, à quelques mètres au dessus de moi, la passion et la mélancolie émanaient de lui. C'était une chanson qui parlait de la mort, du suicide plus précisément, un sujet difficile et douloureux. Il y avait une telle fusion entre le groupe et ses fans, c'était impressionnant. A la fin de la chanson, Bill afficha à nouveau un énorme sourire en regardant dans le public, il prononça quelques mots et enchaîna avec plusieurs autres morceaux très rock'n roll, j'adorai. Je sentais l'adrénaline m'envahir et mon coeur vibrer à chaque notes, je ne comprenais pas ce qui m'arrivait mais c'était très agréable.
Les chansons s'enchaînèrent une à une, certaines très énergiques et d'autres belles et calmes. Le concert se termina trop rapidement à mon goût, Bill annonça la dernière chanson, et ils en chantèrent encore trois, et se fut terminé. La salle commença à se vider, je me dirigeai vers la loge du groupe où ils venaient d'arriver tous les quatre, essoufflés et plein de sueur. Je passai l'encadrement de la porte timidement, je ne voulais pas les embêter alors qu'ils venaient juste de quitter la scène.
Bill : Allison, entres.
Il semblait ravie de me voir. Je lui fis un grand sourire, j'avais des étincelles plein les yeux et une sensation délicieuse avait envahi tout mon corps.
Bill : Ca t'a plu ?
Allison : C'était génial ! Vous êtes vraiment bon.
Ils se retournèrent tous vers moi en souriant.
Georg : Merci.
Gustav hocha la tête et Tom qui avait toujours son sourire de séducteur invétéré, me fit un clin d'oeil.
Bill : Je suis content que ça t'ait plu. Qu'est ce que t'a particulièrement aimé ?
Georg : Bill... T'arrêtes jamais ? Monsieur, "je m'appelle Bill et je suis le plus grand narcissique sur Terre".
Ils se mirent tous à rire, sauf Bill.
Bill : N'importe quoi.
Il fit semblant d'être vexé. Une personne de la sécurité apparut.
L'organisateur : Le bus vous attend.
Ils prirent tous leurs affaires, je me saisis du sac que je m'étais préparé pour profiter de la salle de bain de Bill, et suivis le groupe, longeant le couloir juste derrière Bill qui se retourna plusieurs fois vers moi en me souriant. Il était attendrissant.
J'entendis des cris m'indiquant que nous étions proche de la sortie. Les hurlements devinrent plus stridents alors que Tom fit son apparition à l'extérieur et salua la foule, il passa le premier a travers le passage dégagé par les gardes du corps pour entrer dans le bus à quelques mètres et nous le suivîmes. Je pénétrai dans le bus juste avant le garde qui nous avait cherché dans la loge, celui ci ferma la porte et le bus démarra presque immédiatement.
Je constatais que le bus du groupe n'était pas le même que le notre, il était bien plus spacieux et mieux aménagé. Je passai d'abord devant les couchettes puis devant la cuisine. Tom était entrain de se sortir une canette de coca light, il me vit arriver.
Tom : Tu veux quelque chose ?
Allison : Humm, qu'est ce qu'il y a ?
Je me glissais devant leur frigo.
Allison : La canette de Minute Maid, s'il te plait.
Tom me la tendit. Je vis bill arriver vers nous. Quand Tom vit Bill approcher, il fit semblant de ne pas l'avoir vu.
Tom : Tu sais, j'ai entendu Bill te proposer de te doucher dans sa chambre, mais c'est vraiment pas un bon plan, il est pire qu'une fille, il passe des heures dans sa salle de bain à se pomponner, tu vas attendre une éternité avant d'avoir accès à la douche. Mais si tu veux, ça ne me dérange pas que tu prennes ta douche dans ma chambre.
Il avait un sourire provocant et il regardait son frère en attendant sa réaction. Bill gardait un sourire lui aussi.
Bill : Tu vois, il essaie de m'énerver sur ce sujet là pour que j'oublie qu'il m'a volé mon CD de Green Day...
Tom : Ahhh, Bill, t'es le plus grand emmerdeur sur Terre, j'arrive même pas à comprendre comment quelqu'un d'aussi génial, amusant et cultivé que moi peut avoir le même code génétique qu'une sangsue dans ton genre.
Bill pinça le bras de Tom, qui le lui rendit, Bill donna un petit coup dans l'épaule de Tom qui en fit de même et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ils étaient allongés sur la couchette de Tom à se battre tout en rigolant. Georg prit le désodorisant mentholé des toilettes et le pulvérisa sur les deux jumeaux qui s'arrêtèrent immédiatement et partirent en courant en injurant Georg qui était lui aussi mort de rire. Bill revint vers Georg et moi en sniffant son t-shirt.
Bill : Non... c'est horrible, je pue. Georg, tu vas me le payer, quand tu ne t'y attendras pas...
Georg : Mais oui, des promesses, des promesses.
Georg était bien plus large que Bill, c'est sur que dans un corps à corps, on savait qui serait le gagnant.
Bill qui pleurnichait toujours : Ohh, c'est horrible cette odeur, si ça se trouve ça ne partira plus.
Tom revint vers le groupe
Tom : C'est vrai, et à partir d'aujourd'hui, tout le monde t'appellera "Bill le mentholé", et quand on sentira une odeur de menthe, on saura que Bill n'est pas loin.
Tout le monde était mort de rire, la fausse expression blessée de Bill était particulièrement hilarante.
Bill Oh monde Dieu ! C'est pas possible, c'est pas possible...
Allison : Qu'est ce qu'il a ?
Bill : Je crois que... je me suis cassé un ongle !
Et tout le monde se mit à rire de plus bel, sauf Bill évidemment. Je m'approchai de lui pour regarder son ongle et lui pris la main. Il avait les mains fines et délicates avec un vernis noir et quelques lignes blanches en diagonale. On dirait qu'il est juste décollé. Il portait des faux-ongles, ce qui était déjà un exploit pour un mec vu l'entretien que cela demande au quotidien.
Allison : Si t'as un peu de colle, je peux t'aider à le recoller.
Bill : J'en ai dans mon sac, à l'étage.
Et je commençai à le suivre.Tom nous regardait amusé.
Tom s'adressant à Georg et Gustav : Vous voulez faire une partie de Play Station les mecs ? Comme ça on laisse les filles faire leurs trucs de nanas.
Bill se retourna vers lui et lui tira la langue. On monta à l'étage où se trouvait la couchette de Bill, elle était bien plus spacieuse que la mienne, les rangements étaient mieux disposés, ça donnait presque envie d'y piquer un somme tellement cela semblait confortable. Bill sortit une trousse de sous son lit, il étala le contenu sur celui ci : du mascara, un crayon noir, du fond de teint fluide et en poudre, du démaquillant, du fard à paupière noir... Ca me choqua un peu, de voir tous ses produits habituellement destinés aux femmes entre les mains d'un homme, ce n'est pas commun, mais ce n'était certainement pas à moi de le juger, et j'aimais bien son look, il se donnait du mal pour être lui même, il n'avait pas peur des préjugés. Je trouvais intéressant le contraste entre son coté juvénile et un peu immature ; et cette assurance sur scène et dans l'affirmation de cette apparence différente. En fait, je me rendis compte à cet instant, que bien que je ne le connaissais pas vraiment, je l'aimais bien, il me semblait être quelqu'un d'intéressant. Il prit le flacon de colle parmi ses autres produits, et me guida jusqu'à l'avant du bus, toujours à l'étage. Il y avait une sorte de lounge : des fauteuils très confortables disposés autour d'une table, devant la vitre qui donnait sur l'extérieur, et à travers laquelle on voyait la route défilé quelques mètres plus bas. C'était une de ces nuits de mars où bien qu'il ne faisait pas très chaud, l'air était étouffant, le ciel chargé, les nuages bas. Le bus roulait à forte allure, sur une route bien dégagée au milieu des champs. Je m'assis en face de Bill. Il avait allumé quelques unes des petites lampes mais pas l'éclairage principal, ce dont je lui étais reconnaissante parce que j'avais les yeux fatigués. Il me tendis le petit flacon dont je me saisis.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Mar 15 Juil 2008 - 21:32

Allison : Alors, comment ça marche ?
Demandai-je à voix haute en lisant les inscriptions.
Bill : Tu ne t'es jamais servi de colle pour faux ongles ?
Allison : Non, je n'ai jamais porté de faux ongles.
Il avait l'air surpris. Il regarda mes mains, j'avais les ongles vernis couleur cerise, uniforme. Ce n'était pas parfait, j'avais appliqué le verni moi même, à la va vite. Ses ongles à lui sortaient visiblement de la manucure, et avaient subit un entretien régulier.
Bill : Tu as de très jolies mains.
Il me fit un sourire. J'avais des mains fines et douces.
Bill : J'aime bien ton vernis, c'est une belle couleur.
Allison : Merci.
Je plongeai mon regard dans le sien un instant, perdu dans ses yeux marrons. Je me rendis compte que lorsqu'il souriait, ce n'était pas que sa bouche qui prenait une posture, mais c'était tout son visage qui s'illuminait et qui exprimait la joie, le bonheur, la légèreté d'un éclat de rire. Il avait gardé un coté juvénile, vous savez ? Les enfants ont cette capacité de rire et de ressentir un bien-être, une béatitude totale et complète, sans le moindre soucis à l'horizon, sans le moindre nuage, juste un voile de bonheur qui vous entoure et vous emporte dans un état d'euphorie. Voilà ce que je ressentais, à chaque fois qu'il m'adressait un sourire.
Je retournai dans la réalité.
Allison : Donc j'applique juste une goutte de colle là.
Je pointai mon doigt en direction du coin de son ongle. Je procédai rapidement et l'ongle fut recollé.
Bill : C'est pas parfait, mais au moins ça tiendra jusqu'à ce que Nathalie me refasse tous les ongles à neuf.
Allison : Nathalie, c'est ta styliste ?
Bill : On peut dire ça comme ça, disons qu'elle me conseille dans mes choix vestimentaires, me coiffe et fignole mon maquillage avant chaque apparition en public. C'est très important pour moi d'être toujours niquel pour mes fans.
Je hochai la tête en signe d'approbation.
Allison : Ca fait longtemps que tu fais ça ? Ce boulot là ?
Bill : J'ai toujours aimé chanter, je chantais tout le temps quand j'étais petit, on ne pouvait pas me faire taire, je crois que m'a plus grande motivation était de taper sur les nerfs de Tom.
Il se mit à rire un peu.
Bill : Mais en fait, quand il a apprit à jouer de la gratte, c'était super, on a tout de suite commencé à composer ensemble, j'avais pleins de mélodie dans la tête, et à nous deux, en se critiquant l'un l'autre, on a réussi à écrire nos premiers titres. C'est plus tard, vers 12 ans qu'on a rencontré Gustav et Georg, le courant est bien passé, et on a commencé à jouer ensemble, et à devenir en groupe. Et en 2005, c'est là qu'on a vraiment rencontré le public, que tout a décollé.
Il semblait prendre plaisir à se remémorer son passé.
Bill : Et toi ?
Allison : Et moi quoi ?
Bill : Quelle est ton histoire ?
Je n'avais aucune envie de gâcher l'ambiance avec ma vie, que je trouvais triste et maussade par rapport à la sienne, et surtout, je n'avais pas envie de fouiller mon passé pour me remémorer les moments de joie partagés avec mes parents qui m'ont été arrachés.
Allison : Il n'y a pas grand chose à dire.
Bill : Il y a toujours quelque chose à dire, on a chacun notre vécu, je suis sûr que ta vie est très intéressante.
Allison : Non, pas vraiment. Je suis étudiante, je vis avec mon frère dans une petite ville près de Hambourg, et je n'ai rien d'autre à ajouter.
Je ne voulais pas sonner agressive, mais je n'étais pas à l'aise dans cette discussion. Je pense qu'il l'a senti et compris, parce qu'il n'a pas insisté, ce soir là.
Allison : On arrive dans combien de temps ?
Bill : Je ne sais pas trop, à vrai dire. Tu veux qu'on aille retrouver les autres ?
Allison : Ok.
Mais avant de redescendre avec les autres, je voulais en profiter pour ajouter quelque chose tant qu'on était encore seul.
Allison : Tu sais, je voulais te remercier.
Il parut surpris.
Bill : Mais de quoi ?
Allison : Pour le concert. C'était vraiment super, c'est de loin le meilleur concert que j'ai pu voir. Merci de m'y avoir invitée.
Il avait un grand sourire maintenant.
Bill : De rien. Au fait, tu n'as pas répondu à ma question toute à l'heure, qu'est ce que t'a aimé dans le show ?
Je ne pus m'empêcher de rigoler devant son coté narcissique, qui avait été souligné par Georg toute à l'heure.
Allison : La musique était bonne, un bon son rock comme j'aime bien, l'ambiance aussi, et ta prestation était très bien.
Il me regardait en souriant.
Bill : Ma prestation ?
Allsion : Oui...
J'étais un peu embarrassée, mais je continuais.
Bill : Il y avait une vraie synergie entre le public et toi, et c'est rare de voir ça dans un concert, un véritable échange, et tu faisais très bien passer les émotions qui accompagnaient les paroles, c'était très beau. Je vais essayer de me trouver votre album.
Bill : J'en garde toujours une copie dans mes affaires, au cas où.
Je me mis à rire de plus bel.
Allison : Tu veux dire que tu t'écoutes de temps en temps, pour le plaisir ?
Bill : Non, c'est pas ça. Arrête de rigoler !
Il commençait à rire lui aussi, se moquant de lui même.
Bill : C'est juste au cas où.
Allison : Au cas où tu ne te rappelles plus de ta voix ?
Bill : Non... bon, tu veux que je te le prete ou pas ?
Allison : Oui, oui...
J'étais à bout de souffle à force de rigoler.
Allison : Je te suis.
Et on retournait vers sa couchette. Il fouilla dans son sac, et sortit quelques CDs, je ne connaissais pas tous les artistes, mais je repérai deux albums de Placebo qui faisaient aussi parti de ma collection.
Allison : J'adore Placebo.
Je pris les albums pour regarder les couvertures et la liste des chansons derrière.
Bill : Moi aussi, j'ai leurs autres albums chez moi.
Allison : J'avais pas assez de place dans mes affaires pour prendre tous les albums que je voulais. J'ose pas te demander mais...
Bill : Vas-y.
Allison : Je pourrai te les emprunter aussi ?
Bill : Bien sur, pas de problème.
Me dit-il en me tendant l'album Zimmer 483.
Allison : Merci.
J'étais vraiment ravie. Au moins demain, je m'ennuierai un peu moins parce que j'aurais quelque chose à écouter. Je m'approchai de lui, et lui fit un bisou sur la joue, pour le remercier. Il avait la peau fine et douce. Il me regarda visiblement surpris par ma démarche.
Allison : On retourne avec les autres ?
Bill : Ok.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Mer 16 Juil 2008 - 8:42

Super! [Il y a un endroit auquel il y a une erreur (je pense), parce que Bill parle 3 fois, (sa doit juste ètre une erreur de prénom je suis embétante je sais ^^) ] Sinon, j'aime beaucoup, tu écrit vraiment bien! J'attend la suite ^^
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Mer 16 Juil 2008 - 19:53

Non, t'es pas embêtante du tout :-))) , mais je ne crois pas que ce soit une erreur, si tu parles de la partie où il parle de son enfance, il parle effectivement trois fois, parce qu'Allison fait des commentaires pendant qu'il parle et qu'elle l'écoute. Je te mets la suite....



Chapitre 3

On descendit les escaliers et traversa le bus jusqu'au salon au fond du bus, où se trouvait les autres. Ils étaient tous les trois assis devant un écran sur lequel défilait des véhicules sur un circuit, et tenaient des manettes, sur lesquelles ils pianotaient avec frénésie.
Tom : Les mecs... les mecs... vous n'avez donc aucune estime de vous même, vous savez bien que je vais vous écraser à plate couture, et pourtant vous persévérez à vouloir affronter le champion toute catégorie.
Tom les narguait. Georg mis sa main sur la manette de Tom pour le faire partir dans le décor.
Tom : Hey !!! Tricheur, laches-ma manette !
Et Tom mit lui aussi sa main sur la manette de Georg pour qu'il perde le contrôle, s'en suivit une bataille entre Tom et Georg, et quelques insultes. Pendant ce temps, Gustav prit tranquillement l'avantage et passa la ligne d'arrivée.
Tom : Tu vois ce que t'as fait, à cause de toi c'est l'autre limasse qui a gagné !
Georg était hilare.
Gustav qui avait un petit sourire : Mauvais perdant.
Tom : On se refait une partie ? Charge de revanche ?
On arriva vers le groupe.
Georg et Gustav répondirent à l'unisson : Oh non, ras le bol.
Et ils se levèrent pour vaquer à leurs occupations.
Tom : Bill ? Allison ?
Allison : Je veux bien.
Tom : Bill ?
Bill : Je vous suis.
Tom : Ok.
Il me tendit la manette avec un de ses regards et un sourire taquin, je m'assis à coté de lui. Bill prit l'autre manette et se mit à coté de Tom sur l'autre fauteuil.
Tom : Comme je suis un gentleman, je vais te laisser quelques secondes d'avances. Sinon tu n'auras aucune chance.
Allison : Non, non, sans façon, pas de traitement de faveur, faites moi plaisir, et donnez tout ce que vous avez.
Je leur fis un grand sourire, ravie de la bonne surprise qu'ils allaient se prendre dans les dents. Les heures passées à jouer à ce jeu débile avec mon frère et ses potes pourront peut être m'être utiles en fin de compte. Je décidai aussi de me venger de l'attitude un peu dévalorisante de Tom envers la gente féminine.
Allison : Tu sais ce qui pimenterait un peu le jeu ?
Tom : Non ?
Allison : Donner un gage aux perdants !
Tom : Un gage, genre ?
Allison : Je sais pas, on décidera une fois que les perdants auront été désignés. Si je perds, je ferai le gage que vous me donnerez, et vise-versa. Ca te tente, ou tu as trop peur de te faire battre par une fille ?
Il hésita un instant.
Tom : Ca me parait très intéressant.
Il avait un sourire en coin, j'étais sûre qu'il avait déjà quelques idées pas très catholiques de gages pour moi, là je savais que je n'avais pas intérêt à perdre et me prendre dans mon propre piège.
Bill : Hello ? Et moi, mon avis compte pas ? L'histoire des gages là, ça me tente pas trop....
Tom lui fit signe d'approcher et lui chuchota quelque chose dans l'oreille. Je sentais le complot fraternel.
Bill : Ok, on y va ?
Et sur ce, la partie commença. Ils prirent l'avantage au démarrage mais après quelques virages mieux engagés de ma part, je pris les devants facilement, Bill était loin derrière et Tom restait dans mon sillon jusqu'à ce que je passe la ligne d'arrivée, ravie.
Tom : Ok, t'es bonne. C'est pas la première fois que t'y joues j'imagine ?
Il avait l'air un peu déçu d'avoir manqué de pouvoir me donner un gage, mais il n'avait pas perdu son petit sourire pour autant. Bill paraissait moins rassuré.
Allison : Non, effectivement. Vous aviez oublié que j'avais un grand frère ?
Bill : Ouais... bon, vas-y, c'est quoi le gage ?
J'avais bien quelques idées qui me trottaient dans la tête, certaines pas très catholiques non plus. Je réfléchis un instant, j'avais toujours aimé donner des gages, le fait de pouvoir pousser quelqu'un à faire quelque chose qu'il ne ferait pas de son plein gré, c'est un petit pouvoir non négligable. Et j'eus soudainement une idée.
Allison : C'était quoi cette chanson que vous avez chantée rien que tous les deux, vers la fin du concert, en acoustique ?
Bill : In Die Nacht ?
Allison : Oui, ça doit être ça. Alors j'aimerais que vous me l'interprétiez, mais Bill à la guitare et Tom au chant.
Je les vis tous les deux changer de couleur et me regarder la bouche ouverte.
Tom qui se leva du canapé : Jamais. T'es folle ? Non, je chante pas moi.
Bill : Et je ne sais pas jouer de la guitare.
Bill n'avait pas du tout l'air sur de lui face à ma proposition mais déjà plus consentant que Tom.
Allison : C'est des accords tous simples, Tom peut te montrer.
Tom : Tu ne connais pas Bill, quand il s'agit de jouer d'un instrument, il a pas seulement deux mains gauches, mais c'est plutôt comme s'il était sourd ou retardé, je sais pas trop...
Bill : Hey ! C'est pas vrai du tout... c'est juste que je n'ai pas eu le temps de m'y mettre.
Tom : Mais oui, tu dis toujours ça...
Allison : Je suis sûre que vous pouvez y arriver !
Tom : Trouves un autre gage, tout sauf ça.
Allison : Je suis vraiment déçue que vous ayez trop peur du qu'en dira-t-on.
Je me suis dit qu'en essayant la provoque, j'arriverai peut être à quelque chose.
Tom : Non, c'est pas ça du tout...
Il était pensif quelques instants.
Tom : J'imagine que si on avait un peu de temps.
Il réfléchit encore.
Tom : Enfin beaucoup de temps parce qu'apprendre à Bill à jouer de la gratte c'est un sacré défi.
Allison : Super ! Je ne suis pas pressée.
Je décidai de clore tout de suite la discussion avant qu'ils ne changent d'avis. On sentit le bus prendre plusieurs virages, nous indiquant que nous venions d'entrer dans la ville voisine à celle dans laquelle c'était déroulé le concert. Le bus arriva en face de l'hôtel, une foule de fans attendaient de chaque coté de l'entrée, des barrières de sécurité et des gardes du corps les retenaient pour laisser un passage jusqu'à l'hôtel. Le garde du corps qui avait voyagé avec nous me demanda d'attendre que le groupe soit sorti, qu'ils aient signés quelques autographes et qu'ils soient entrés dans le bâtiment avant de sortir moi même du bus. La séance de dédicace improvisée tournait à l'émeute, les flashs des appareils photos mitraillaient toute la zone et il fallu plusieurs minutes après qu'ils aient disparu pour que les hurlements baissent d'intensité. C'était impressionnant. Je sortis à mon tour du bus, avec le garde du corps à mes cotés, plusieurs filles me regardaient avec un regard interrogatif, je parcourais rapidement les quelques mètres qui me séparaient de l'entrée. Je passai les premières portes de l'hotel, puis les deuxièmes, pour arriver dans un hall absolument somptueux. C'était sans nul doute le plus bel hôtel dans lequel j'avais mis les pieds de toute ma vie, la décoration était classique et luxueuse, chaque détail du décor avait été étudié avec soin, pour que ce ne soit ni trop chargé, ni trop vide. Le bureau de la réception était massif et plusieurs personnes en uniformes se tenaient derrière près à répondre à toute demande. Il y avait plusieurs personnes de la sécurité autour du groupe et une jeune femme s'approcha de nous.
Eva : Alors, on m'a dit que c'était un nouveau triomphe ce soir ?
Elle avait un énorme sourire sur le visage, elle prit chaque membre du groupe dans ses bras.
Bill : Oui, c'est super d'être de retour sur scène.
Il se tourna vers moi.
Bill : Donc voici Allison dont je t'ai parlé. Allison, je te présente Eva.
Je lui serrai la main. Enchantée. Elle me rendit mon sourire.
Bill : C'est l'organisatrice de nos déplacements, elle s'occupe aussi de tous les petits soucis qu'on peut avoir...
Eva : Je suis un peu leur babysitter. Elle regardait les Tokio Hotel d'un air amusé, s'attendant à leur protestation.
C'était une jolie jeune femme, 28, 30 ans peut être, elle avait l'air sympathique et très ouverte.
Eva : Bill m'a dit qu'il t'avait invité à partager sa salle de bain, je dois avouer que j'aurais préféré te prendre une chambre rien que pour toi, mais étant donné que l'hôtel est complet, pas le choix. J'ai demandé à Toby de te raccompagner toute à l'heure à l'emplacement où le reste de l'équipe passera la nuit, tu y retrouveras ton frère et ton bus. Toby t'attendra ici.
Elle pointa Toby du doigt, pour que je sache de qui il s'agit.
Allison : Merci beaucoup.
Tom donna un coup de coude à Georg.
Tom : Alors, dis lui !
Georg, embarrasé : Arrêtes, laches moi...
Tom en se tournant vers Eva : Georg a le béguin pour toi, toutes les nuits dans son sommeil il répète "Humm, Eva... oh, oui....."
Dit-il en prenant une voix langoureuse et en faisant une mimique imitant le plaisir d'une nuit torride. Georg changea de couleur mais essaya de rester calme et sûr de lui.
Georg : C'est n'importe quoi ! De toute façon, personne n'écoute jamais ce que tu dis, Tom.
Seulement tout le monde regardait Georg intéressé, y compris Eva.
Tom : Allez Georg, tu sais que tu as envie de l'inviter !
Il ne lachait pas, ça lui faisait trop plaisir d'avoir trouvé un moyen d'importuner l'aîné du groupe.
Eva prit la parole, un peu embarrassée elle aussi : Tom, ça suffit.
Tom arrêta ses simagrées mais continuait à sourire tout en baissant le regard. Sur ce, Eva nous indiqua l'ascenseur qu'elle prit avec nous, un des gardes du corps nous suivit aussi. La porte de l'ascenseur s'ouvrir sur le cinquième étage. Vous êtes tous sur le même étage. On la suivait dans les couloirs.
Eva : Toutes vos affaires ont été déposées dans les chambres, s'il vous manque quelque chose, je suis à votre service.
Elle sortit son portable de sa poche pour indiquer qu'elle restait joignable.
Eva : Donc voici ta chambre Georg. Elle lui tendit les clés.
Georg : Merci !
Eva prit la parole pour annoncer le programme de demain pour le groupe, avant qu'ils ne soient séparés dans leur chambre.
Eva : Donc demain, on quitte l'hôtel à 11h15, puis environ deux heures de route vers les Pays Bas, à 14h00 vous avez une conférence de presse avec plusieurs grands médias, puis vous rejoindrez la salle du concert.
Georg : Ok, parfait. Bonne nuit tout le monde.
Il nous fit un signe de la tête et disparu dans sa chambre. Nous suivirent Eva jusqu'à la chambre de Gustav.
Eva : Et voilà.
Elle lui tendit la clé.
Gustav : Bonne nuit. Rentres bien Allison.
Allison : Merci. Bonne nuit à toi aussi, à bientôt peut être.
Gustav m'avait l'air d'un gentil garçon, assez timide mais c'est souvent les personnes un peu réservées qui nous surprennent le plus en fin de compte quand ils se lâchent. On suivit encore Eva sur quelques mètres.
Eva : Et voilà les jumeaux.
Elle en leur tendit les clés de chacune des chambres.
Eva : Vos chambres sont voisines.
Bill : Quelle est la meilleur chambre ?
Demanda-t-il en hésitant avant de prendre une clé.
Tom : Oui, c'est une bonne question ça, merci Bill de me la proposer si généreusement.
Bill : Arrêtes, tu sais bien que c'est moi qui est le droit à la plus grande chambre parce que je suis un peu claustrophobe.
Tom : Mais oui c'est ça ! Et moi j'ai plus d'affaires que toi, alors j'ai besoin de plus d'espace.
Bill : Si t'avais pas une valise pour tes casquettes, une valise pour des T-shirts, une valise pour tes caleçons...
Tom : Tais-toi un peu Bill, tu vois bien qu'il y a des dames ici !
Il nous fit un sourire enjôleur. Eva trouva une solution, visiblement familière avec ce type de situation.
Eva : Choisis une clé Allison, Tom prendra l'autre.
Tom : Hey, pourquoi c'est pas moi qui choisit ?
Tom demanda-t-il, en commençant à inspecter l'espace entre les chambres en question et les chambres d'à coté pour déterminer la chambre la plus grande. J'avais bien l'impression que ce n'était pas vraiment pour l'intérêt d'avoir la plus grande chambre et le plus de confort qu'ils se disputaient, mais simplement par habitude d'être systématiquement en compétition à chaque instant de leur vie, chacun obligé de s'imposer en tant qu'individu à part entière alors qu'ils ne représentent souvent aux yeux des autres qu'un ensemble, deux parties d'une même entité. Plutôt déstabilisant j'imagine. Je pris l'une des clés, alors que Tom protestait toujours. Et j'ouvris la porte. Tom prit l'autre clé, et ouvrit l'autre porte, il compara immédiatement sa chambre à l'autre. Les deux chambres étaient spacieuses et magnifiquement décorées comme le reste de l'hôtel, mais dans celle que j'avais choisit, il y avait deux lits doubles, alors qu'un seul dans l'autre chambre.
Eva : c'est parfait, puisque les valises de Tom étaient dans la chambre 512, et celles de Bill dans la 514 que tu viens de choisir Allison.
Elle me fit un sourire.
Eva : Si tu as besoin de quoi que ce soit, dis le à Bill, il a mon numéro. Et si ces deux là t'embêtent, tu peux aussi demander à Saki, il règlera la problème.
Elle désigna le garde du corps qui nous avait suivi tout du long, sans broncher. Les garçons prirent un faux air effrayé.
Allison : Merci Eva.
Eva : A demain, et ne tardez pas à vous coucher, une longue journée nous attend demain.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 17 Juil 2008 - 11:04

C'est vraiment génial! Vivement la suite! Bonne continuation!! :bravo:
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 17 Juil 2008 - 12:08

c'est super, continue comme ça :-D:
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 17 Juil 2008 - 13:32

Vivement la suite ^^
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 17 Juil 2008 - 19:40

Chapitre 4

Il devait être aux alentours de minuit.
Les jumeaux : Bye.
Je suivis Bill dans sa chambre, et Tom disparu dans la sienne. Le garde du corps resta devant les portes. Je déposai mon sac et restai prostrée devant l'entrée. Bill poussa un soupir et se laissa tomber lourdement sur le lit.
Bill : Ahhh, c'est ça le bonheur, un bon lit douillet.
Il étira les bras pour bien profiter de tout l'espace, il était tout content. Je pénétrai un peu plus dans la chambre, un peu mal à l'aise.
Bill : Tu trouves pas qu'ils ont l'air confortables ses lits ? En plus deux grands lits pour moi tout seul ! Peut être que je devrais les coller l'un à l'autre, comme ça, ça me fera un lit gigantesque d'au moins 4 mètres de long.
Je pouffais de rire devant sa drôle d'idée.
Allison : Comme ça tu pourras faire des roulades d'un coté à l'autre des lits ?
Il me regarda en se tenant sur ses coudes, toujours sur le lit, visiblement amusé par ma réflexion, je pense qu'il était entrain de se visualiser faisant des roulades.
Allison : Enfin, c'est sur que c'est déjà plus confortable que ma couchette.
Je sentais déjà mon mal de dos me relancer rien qu'à penser à ce matelas de 3 centimètres d'épaisseur sur lequel j'étais sensée dormir cette nuit encore.
Bill : Ca t'ennuie si je prends ma douche en premier ? Il fait toujours si chaud sur scène, avec les spots dans la figure et tout, j'ai pas mal transpiré. Je ne serais pas long.
Allison : Ok, pas de problème, je peux regarder la TV ? Ca ne t'ennuie pas ?
Bill : Pas du tout, fais comme chez toi.
Il me fit un sourire, et ouvrit l'une des 3 valises posées sur le sol, sortit quelques affaires et disparu dans la salle de bain.
J'allumai la télévision, et découvrai les chaînes disponibles, des chaînes locales en néerlandais ou en français, d'autres en anglais et quelques unes en allemand que j'avais l'habitude de regarder. Je zappais de chaînes en chaînes, sans trop me fixer. J'observais la chambre aussi, c'était la première fois que j'allais dans un hôtel aussi classe. Il y avait même un mini frigo ! J'entendis l'eau commencer à couler dans la douche. Et presque aussitôt une petite voix chantonnant. Je coupai le son de la télévision, pour mieux entendre. Et je ne pus m'empêcher de sourire en entendant la voix de Bill qui reprenait une des chansons du concert, acapella : "Komm und rette mich ich verbrenne innerlich, komm und rette mich ich schaffs nich ohne dich..." Il devait dire la vérité, quand il m'avait dit toute à l'heure qu'il chantait du matin au soir, il devait vraiment aimer ça. C'était une belle chanson, j'écoutais attentivement, malgré le mur qui nous séparait et le bruit de l'eau ruisselante j'entendais sa voix distinctement. Il reprit plusieurs fois ce qui devait être le refrain, et se contentait de simplement fredonner d'autres parties sans prononcer les paroles, juste pour le plaisir visiblement. C'était vraiment quelqu'un d'attendrissant. J'entendai soudainement ce que je pris d'abord pour de la pluie frappant contre le rebord de la fenêtre extérieur, mais il s'avérait que c'était des grêlons, d'une bonne taille, c'était la tempête dehors. Le bruit de la douche s'arrêta, et quelques minutes plus tard, la porte de la salle de bain s'ouvrit. Bill revint dans la chambre, habillé d'un peignoir et se frottant les cheveux avec un serviette. Il ne portait plus son maquillage et ses cheveux retombaient le long de sa tête et autour de son visage, avec une mèche en dégradée sur le front. Il était complètement différent sans son maquillage, et sans sa coiffure, il avait un air plus doux, des traits plus fins et moins marqués, le teint un peu plus pale aussi, mais il paraissait surtout plus réel, et plus accessible.
Bill : Qu'est ce qu'il y a ?
Son regard croisa le mien alors que je le dévisageais sans m'en rendre compte.
Allison : Rien, rien.
Je suis sûre que je devais avoir les joues rouges comme une tomate bien mûre. Il continuait de s'essuyer un instant, puis sortit ses vêtements bien pliés de la salle de bain et les rangea dans sa valise avec soin.
Bill : Tu peux y aller si tu veux. Il y a un autre ensemble : peignoir, serviette, chaussons, gel douche... dont tu peux te servir.
Allison : Merci.
Je pris mon sac, et investit la salle de bain. C'était une pièce spacieuse, très propre et bien aménagée. Après une bonne douche, bien méritée après deux jours sur la route, je me sentais toute fraîche, revigorée. Je me rhabillai rapidement d'une robe courte noir et sortis de la salle de bain.
Bill : La grêle est de pire en pire.
La sonnerie de son portable retentit.
Bill : Hallo ? ... Vraiment ? ... Mais comment on va faire ?...
Il regarda dans ma direction.
Bill : Oui, c'est une bonne idée... Je vais lui en parler... Bye... Toi aussi.
Il raccrocha.
Bill : C'était Eva. La grêle est encore pire sur la route, le trajet pour te ramener est impraticable.
Je commençai à paniquer.
Allison : C'est horrible, comment je vais faire ?
Bill : Va falloir que tu dormes ici.
Allison : L'hôtel est complet, et c'est pas dans mes moyens de toute façon !
Bill : Mais il y a deux lits ici.
Il vit mon expression perplexe.
Bill : Je veux dire, Tom peut venir dans cette chambre, et tu peux dormir dans la sienne.
Allison : Vous feriez ça ?
Bill : Biensur, c'est un peu de ma faute si t'es coincée là.
Allison : Merci, c'est vraiment très gentil de ta part.
Bill : Attends avant de me remercier, il va quand même falloir réussir à convaincre Tom.
Il me fit une petite grimace et je le suivis hors de la chambre. Il pénétra dans la chambre de Tom sans frapper, comme il semblait en avoir l'habitude. Tom fouillait dans sa valise posée sur son lit, une serviette autour de la taille et une autre autour de la tête pour tenir ses cheveux, pas très viril tout ça. Il sursauta en me voyant entrer dans sa chambre et retira la serviette qui tenait ses dreadlocks, les faisant retomber sur ses épaules encore mouillées. Je laissai mon regard se promener de ses épaules à son torse, il avait des formes agréables et un joli bronzage caramel, quelques gouttes perlaient de ses cheveux jusqu'à son nombril, je remontai mon regard vers son visage, il avait un petit sourire taquin et me regardait droit dans les yeux. Non seulement il était hyper sexy, mais en plus il en était parfaitement conscient, il semblait savoir exactement ce que j'étais entrain de penser. Je lui rendis son sourire, en me mordant la lèvre.
Bill : Tom, va falloir que tu vires de cette chambre.
Tom : Et en quel honneur ?
Bill : Allison ne peut pas retourner avec le reste de l'équipe, les routes sont impratiquables, donc elle va passer la nuit ici, comme l'hôtel est complet et qu'il y a deux lits dans ma chambre, tu seras bien gentil de lui laisser ta chambre.
Tom : Et t'as décidé ça tout seul comme un grand ?
Bill se donnant de l'assurance : Non, c'est Eva qui a proposé cette solution.
Tom jeta un regard autour de lui, il avait quatre ou cinq grosses valises, elles étaient toutes ouvertes et la moitié de leur contenu trainait de ci de là, difficile d'imaginer que ça ne faisait même pas une heure qu'il avait investi les lieux.
Tom : Pouhhh, j'ai tout installé et maintenant faut que je remballe ? Non, vous faites chier là...
Bill : Sinon tu laisses tes affaires ici et tu ne prends que ce qui te faut ?
Allison : Mais il ne faudra pas de toute façon que tu ranges tout demain ? Alors pourquoi ne pas le faire de suite ?
Bill : Non, c'est pas lui qui range demain, c'est une fille du staff qui s'en occupe.
Allison : Ah, ok.
Tom : Ouais, d'ailleurs faudra qu'on dise à Eva de la virer parce que j'ai encore trois caleçons qui ont disparus.
Tom devant mon expression confuse : Oui, après je les retrouve sur Ebay, le dernier il est partit pour plus de 600 euros !
Il était tout à fait sérieux pour changer. Et moi j'étais impressionnée que des filles puissent gaspiller 600 euros pour un bout de tissus juste parce qu'il a contenu l'objet de leur convoitise. Un peu tordu quand même.
Bill : Tom ?
Tom : Ok, je prends deux ou trois trucs et de mon extrème générosité je te laisse MA chambre pour la nuit.
J'acquiescai.
Bill, en chuchotant pendant que Tom prenait des trucs dans ses valises : Dis moi, est ce que tu pourrais jeter un coup d'oeil dans ses affaires toute à l'heure ? Il m'a foché un CD de Green Day, il ne doit pas être loin.
J'étais un peu mal à l'aise, je ne pouvais quand même pas fouiller dans ses affaires.
Allison : Je ne peux pas faire ça...
Bill : Mais si, il s'en fout de toute façon, il en serait même flaté.
Je n'étais pas vraiment convaincu, mais après tout.
Allison : Ok, je jèterai un coup d'oeil.
Bill me fit un sourire et Tom vint vers nous les bras chargés. Je retournai dans la chambre de 514 pour récupérer mon sac, et m'installai définitivement dans la 512, me faisant une petite place à coté des affaires de Tom. Toutes ses valises étaient ouvertes et béantes devant moi, et je me rappelai de la demande de Bill. Je savais que ce n'était pas bien, de fouiller dans les affaires de quelqu'un d'autre à son insu, mais j'y avais été invité par Bill, et je dois admettre être d'un naturel plutôt curieuse. Puis de toute façon, s'il avait quelque chose à cacher, il n'aurait pas tout laissé en plan comme ça, ses valises béantes étaient une invitation à y fourer le nez. Je commencais donc ma fouille. Tout en faisant attention à ne rien vraiment déplacer, je soulevais rapidement les T-shirts, pulls, casquettes et autres. Rien de bien surprenant, sauf peut être la quantité, quand une personne avait deux ou trois pantalons, lui il en avait une quinzaine, idem pour le reste. Après quelques minutes à survoler ses affaires, je trouvai un CD qui n'était pas avec les autres, il traînait entre deux vêtements : bingo. Je reconnus de suite la pochette d'American Idiot, une fois le CD dans mes mains, je remarquai que le boîtier était cassé, il ne fermait plus. Je ne savais pas trop quoi faire, si je le rendais à Bill, Tom saurait que j'avais fouillé dans ses affaires, ce que je trouvais plutôt gênant. Je le remis donc en place, et décidai d'y réfléchir plus tard. Il était près d'une heure du matin maintenant, et le sommeil toujours pas au rendez-vous. Je me mis à tourner en rond dans ma chambre luxueuse, l'ennui me gagnant, je rallumai la télévision, sans grande conviction. Après une dizaine de minutes de zapping, j'entendis quelqu'un frapper à ma porte doucement. Je me levai rapidement, et couru pieds nu jusqu'à la porte que j'ouvris en grand. C'était Tom.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 17 Juil 2008 - 20:13

Suite stp
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 17 Juil 2008 - 20:18

Chapitre 5

Tom : Hey !
Allison : Hey !
Tom : Content que tu ne dormes pas.
J'acquiesçai avec un sourire.
Tom : J'ai besoin de mon chargeur, tu me laisses entrer.
Allison : Evidement.
Je m'écartai du passage pour le voir se diriger vers sa valise et sortir l'appareil. Il se retourna vers moi.
Tom : Tu fais quoi ?
Je pris la télécommande pour éteindre la télévision.
Allison : Je m'ennuie, mon activité principale ces temps ci.
Tom : Ouais, moi aussi. Tu veux faire un tour ?
Allison : Hum... il est une heure du matin.
Tom : Je sais, j'ai vu un bar près de la réception, il est surement ouvert toute la nuit.
J'hésitai un instant, mais sa proposition me tentait bien, et c'était une bonne occasion de visiter un peu cet hôtel, je ne retournerai surement pas de si tôt dans un si bel endroit.
Allison : Ok.
Tom, en me faisant un sourire : Je reviens, je vais chercher mon porte feuille et mon portable.
Il quitta la chambre. J'enfilais rapidement des chaussures à talons noirs, pour aller avec ma robe, c'était des vêtements simples mais assez sobres, j'espèrai passer inapercu. Je n'étais pas du même milieu que les personnes qui fréquentaient cet hôtel, et je ne voulais pas me faire remarquer à cause de ça. J'attachai rapidement mes longs cheveux chatains avec un élastique et m'observais dans le miroir. J'aimais beaucoup cette robe, confortable et très jolie, bon marché en plus, elle me faisait une belle silouhette, ces chaussures m'affinaient encore un peu plus, c'était parfait. J'ajoutai encore une ceinture autour de ma taille comme accessoire et j'étais prète. Je sortis de ma chambre, et vis Tom en faire de même. Il me regarda rapidement de haut en bas, humecta ses lèvres discrètement et me fit un sourire. Je dois avouer qu'à cet instant précis, je le trouvai plutôt mignon, et loin de trouver vulgaire sa façon de me dévisager, je me sentais flatter. Lui, il portait le même style de vêtements que tout à l'heure, larges avec une casquette et un bandeau en dessous, façon rapeur Américain. Ce qui était curieux, c'est que je n'aimais pas du tout ce style habituellement, et encore moins les mecs qui me mattent comme il venait de le faire, mais lui je le trouvais plutôt adorable, comme s'il se donnait un faux air de méchant garçon, alors que tout ce qui émanait de lui me laissait croire exactement le contraire. Je le suivais dans les couloirs, jusqu'à l'ascenseur.
Allison : Bill ne va pas s'ennuier tout seul ?
Tom : Ah non, il s'est endormit dès qu'on est revenu dans la chambre. Il est tombé comme une mouche.
Allison : Il a de la chance d'avoir le sommeil facile.
Tom : Ouais, enfin des fois c'est quand même pénible, il s'endort n'importe où, n'importe quand, et quand on le réveille il fait la gueule comme c'est pas permis.
Allison : Ah bon ? Pourtant ça à l'air d'être quelqu'un de facile à vivre.
Il éclata de rire.
Allison : Qu'est ce que j'ai dit ?
Tom : Rien rien... tu verras demain matin.
Allison : Quoi donc ?
Tom : La bonne humeur matinale de notre ami Bill.
Je ne pus m'empêcher de rire à mon tour. On passa devant la réception, et arriva enfin au bar. Enfin appeler ça un bar est un peu pégoratif. Il y avait effectivement un bar magnifique, tout en verre avec un bel éclairage de l'intérieur, mais il y avait aussi un salon, avec des dizaines de tables basses entourées de fauteuils, vides pour la plupart étant donné l'heure avancée dans la nuit. Le barman nous accueillit avec un sourire, et fit courire son regard sur moi avec insistance, je trouvais ça gênant et particulièrement déplacé. Tom regardait autour de lui.
Allison : T'étais déjà venu ?
Tom : Non, jamais. C'est pas mal. On se pose là ?
Il indiqua un des tabourets devant le bar.
Allison : Ok.
Je regardai au mur la liste des boissons, alcoolisées pour la plupard, et leurs tarifs. Ils étaient exorbitants. De plus, je ne connaissais pas la législation concernant la vente d'alcool aux mineurs en Belgique, je ne me sentais pas très à l'aise.
Le barman : Bonsoir Madame, Monsieur. Votre numéro de chambre s'il vous plait ?
Tom : La 512.
Tom lui, avait l'air plutôt détendu. Il souriait et agrippait son pantalon trop grand de 10 tailles au moins, je ne sais pas si c'était pour l'empêcher de tomber ou par habitude.
Le barman : Avez-vous fait votre choix ?
Tom survola rapidement du regard la liste des boissons.
Tom : Un Bloody Mary, s'il vous plait.
La barman : Madame ?
J'étais un peu perdue, je ne connaissais aucune des boissons affichées, et je ne voulais quand même pas me prendre un banal coca dans un établissement de ce genre, je ne sais même pas s'ils accèptaient de servir du coca.
Tom : Si t'aime bien les fruits rouge, le Pink Lady c'est pas mal.
Allison : C'est sucré ?
Tom : Beaucoup.
Allison : Je vais prendre ça alors, merci.
Le barman se mit à préparer nos cocktails.
Allison : Tu viens souvent dans ce genre d'endroits ?
Tom : Dans les bars des hôtels ? Non, pas trop. En général, après un concert, si on passe la nuit à l'hôtel et qu'on est pas trop cassé par le décalage d'horaire, on en profite pour aller en boite dans la ville où on se trouve, ça permet de découvrir un peu les lieux et rencontrer la population locale, féminine surtout.
Son petit sourire était de retour.
Allison : Ca m'aurait bien tenté de faire un tour en boite ce soir.
Tom : Moi aussi, mais c'est pas possible.
Allison : Pourquoi ?
Tom : Ben faut s'organiser avec le service de sécurité, on peut pas juste sortir et y aller. La boite doit être prévenue de notre arrivée, réserver une partie de l'établissement pour nous et tout...
Allison : Ca à l'air chiant, c'est comme ça pour chaque déplacement ?
Tom : Oui, enfin juste en Europe.
Allison : Mais vous sortez quand même incognito des fois, non ?
Tom : On le faisait de temps en temps, il y a quelques mois encore, mais ça a dérapé plusieurs fois alors on s'abstient aujourd'hui.
Allison : Comment ça, dérapé ?
Tom : Ben, on se faisait souvent reconnaitre malgré tout. Des fois on nous demandait juste un autographe et ça s'arrêtait là, d'autres fois on se faisait coller pendant plusieurs minutes avant que la personne nous laisse enfin tranquille. Ca s'était surtout le bon vieux temps. Aujourd'hui, dès qu'une fan nous reconnait elle pousse un hurlement qui en attire cent autres, et là, ça peux devenir dangereux pour nous comme pour elles d'ailleurs.
Sa façon de décrire cette situation me faisait froid dans le dos, il a du s'en rendre compte.
Tom : Je veux dire, j'adore nos fans, c'est les meilleurs fans au monde, elles sont géniales, elles sont là tout le temps, partout, et quoi qu'il arrive. Ce qu'on a aujourd'hui, c'est ce qu'on a toujours voulu. Alors ça serait con de se plaindre.
Le barman revint avec nos deux boissons, détournant notre attention de notre discution.
Le barman : Un Pink Lady pour la Dame et un Bloody Mary pour Monsieur.
C'était de jolies coupes bien colorées, avec du sucre sur le rebord, une paille et une décoration en plastique, je pris une première gorgée avec appréhension, mais c'était délicieux, le sucre atténuait le gout de l'alcool. Ca avait un parfum proche de la grenadine mais un peu plus acide et plus relevé.
Allison : Humm, c'est vraiment bon, comment est le tien ?
Tom : Tu veux gouter ?
Allison : C'est pas trop fort ?
Je n'avais pas l'habitude de boire.
Tom : Pas plus que le tien.
Il me tendit son verre et j'y glissai ma paille. C'était pas mal non plus, on sentait bien le gout de l'alcool, c'était moins sucré et ça brulait plus au fond de la gorge. Je commencai à avoir chaud.
Tom : Alors, ça te plait la vie sur la route ?
Je me demandai s'il se forcait à essayer de faire la conversation ou si ça l'intéressait vraiment.
Allison : Ben avant cette après midi, je me demandai vraiment comment j'allais survivre six longues semaines à attendre que je puisse enfin rentrer chez moi.
Tom : Et maintenant ?
Allison : Maintenant ça va nettement mieux, le concert était sympa, et j'ai fait la connaissance de personnes charmantes.
Je vis son sourire grandir.
Allison : Je veux dire, Bill, Georg, Gustav et Eva.
Tom : Hey !
Je me mis à rigoler, un peu aidé par l'alcool certainement. Mon verre était vide, celui de Tom aussi.
Allison : Je rigole... c'était une bonne journée, intéressante.
Tom : Je vais me reprendre une boisson. Tu veux un autre verre ?
Allison : Volontier.
Tom fit signe au barman.
Tom : Je vais essayer le Blue Lagoon, Allison ?
Allison en lui tendant son verre : Un autre Pink Lady s'il vous plait.
Le barman s'éloigna.
Allison : Et sinon, parles-moi un peu de toi ?
Tom : Ahhh, mon sujet préféré.
Je lui donnai une petite tape amicale.
Tom : Qu'est ce que tu veux savoir ?
Le barman revint avec nos boissons.
Le barman : Un nouveau Pink Lady pour la Dame et un Blue Lagoon pour Monsieur.
Je le trouvais assez lourd avec ses "Madame" et "Monsieur", mais j'étais bien contente de voir mon verre arriver. Je pris une première gorgée et Tom en fit de même. La soirée se poursuivit, on discuta tranquillement de tout et de n'importe quoi. L'alcool aidant, on avait le rire facile et c'était bien agréable de se laisser aller comme ça. Quelques verres plus tard, je commencais à avoir vraiment chaud.
Allison : J'en ai marre de cet endroit, tu veux pas qu'on aille faire un tour ?
Tom : Où ça ?
Allison : Je sais pas, là où il fait frais.
Tom appela le barman encore une fois, on était les derniers clients.
Tom : La dame veut savoir s'il y aurait un endroit tranquille dans cet établissement que l'on pourrait visiter et où l'on pourrait se raffraichir un peu.
Le barman prit un instant pour réfléchir.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Ven 18 Juil 2008 - 9:57

Suite Suite Suite stp!
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Ven 18 Juil 2008 - 17:41

Merci pour vos commentaires, ça me fait très plaisir. Je vous mets la suite, mais je vous préviens, dans ce chapitre il y a des descriptions sexuellement explicites...


Chapitre 6

Le barman : A cette heure ci tout est fermé. Il y a la piscine couverte qui reste ouverte toute la nuit, il y fait toujours un peu plus frais, sinon vous avez la climatisation dans les chambres évidement.
Tom : Ok, merci.
Le barman s'éloigna.
Allison : La piscine ?
Tom : Tu veux voir la piscine ?
Allison : Pourquoi pas ?
Tom : Non, pour rien... Lady's choice. Je te suis.
Allison au barman : La piscine c'est par où ?
Il nous indiqua le chemin, et on arriva rapidement. C'était désertique, comme on pouvait s'en douter étant donné l'heure tardive. La lumière était tamisée, les murs et le plafond étaient carrelés dans une teinte gris foncé et le sol couleur crème, la piscine était d'une bonne taille, l'eau était sombre, aucun des luminaires n'était allumé. Il y avait quelques chaises longues de part et d'autre de la piscine et une grande baie vitrée donnant vers le jardin de l'hôtel. La grêle ne s'était pas arrêtée, elle tombait toujours de plus belle. Mes talons claquaient sur le carrelage. Il faisait effectivement plus frais ici, mais j'avais encore bien trop chaud, je titubais un peu aussi. Tom me regardait avec un sourire presque timide, les mains dans les poches de son sweat shirt. J'enlevai mes chaussures pour marcher avec plus d'aisance et m'approchai de l'eau pour y mettre la main.
Allison : Humm, elle est fraiche, qu'est ce que ça fait du bien !
J'y glissais mon avant bras avec soulagement face à la chaleur environnante. Tom s'approcha de moi, et toucha l'eau à son tour. Il retira son sweat, il avait encore un t-shirt en dessous. Il devait mourir de chaud, moi avec ma robe légère je ne pouvais déjà plus le supporter. J'avais un peu la tête qui tourne aussi, mais c'était une sensation plutôt agréable, un peu comme si je flottais, tout me semblait plus léger. Je me remis debout.
Tom : Tu sais ce qui serait top ?
Allison : Dis-moi ?
Tom : Piquer une tête !
Allison : C'est vrai que ça ferait du bien, mais j'ai pas pris mon maillot.
Il s'approcha de moi toujours avec son petit sourire et me chuchota près de l'oreille : Moi non plus.
Je le fixais un instant, tout à fait sérieusement, essayant de comprendre ce qu'il sous-entendait, il me regardait lui aussi, attendant ma réponse à son invitation. Je ne sais pas si c'était l'alcool qui me désinhibait ou autre chose, mais ce soir là, j'avais envie de me lacher complètement. Je me dirigeai vers une chaise longue, et passai rapidement ma robe au dessus de ma tête, n'étant donc plus que recouverte de mes sous-vêtements rose-fushia. J'étais d'un naturel pudique, mais le faible éclairage jouait en ma faveur. Je pliais proprement ma robe sur la chaise et retournai près de l'eau dans laquelle je pénétrai rapidement.
Allison : Humm, ça fait un bien fou.
En une seconde je sentis chaque parcelle de mon corps qui était en feu se raffraichir. Je commençai à faire quelques brasses sur le dos.
Allison : Alors, tu viens ?
Il retira sa casquette et son bandeau pour attacher ses dreads de façon à ce qu'elles ne soit pas mouillées, puis se déshabilla jusqu'à se retrouver en caleçon et entra rapidement dans l'eau. Je voyais qu'il faisait un certain effort pour ne pas se mouiller les cheveux alors juste pour le provoquer je l'éclaboussais un peu.
Tom : Hey, arrêtes-ça ! Je ne veux pas les mouiller après il faudra des heures pour qu'elles sèchent à nouveau.
Je continuai à lui jeter de l'eau.
Allison : Fais-moi arrêter alors !
Il commençait à nager vers moi, et je partais dans l'autre direction, tout en me retournant de temps en temps pour l'éclabousser encore. S'il était sérieux il y a quelques instants à propos de ses cheveux, là il rigolait autant que moi, de toute façon, il ne restait plus grand chose de sec sur sa tête. J'arrivai au bord de la piscine, dans un coin, plus moyen de fuir. J'étais prise d'un fou rire, lui aussi, on s'amusait comme des gosses. Il s'approcha de moi, et se mit à m'asperger pour se venger. Je me retournai en mettant mes mains devant moi pour me protéger.
Allison : C'est pas du jeu ! Ca va, ça va, t'a gagné.
Il se rapprocha de moi, j'étais toujours coincée contre le rebord. Je repris un peu mon calme, lui aussi. Il mit ses mains sur le bord, de chaque coté de mon corps, pour que je ne puisse plus lui échapper. Je passai ma main sur mon visage pour l'essuyer un peu.
Tom : J't'ai attrapé.
Allison : Et alors ? Qu'est ce que tu vas me faire ?
Je vis un sourire se dessiner sur son visage, le même que sur le mien. Il rapprocha son corps de moi, je sentai la chaleur qui en émanait contrastant avec la fraicheur de l'eau. Il approcha son visage du mien jusqu'à ce que nos lèvres se touchent. Je répondis à son baisé en faisant glisser mes lèvres contre les siennes et mis mes mains dans sa nuque pour me tenir à lui tout en flottant dans l'eau. Ses baisés devinrent vite plus profonds, je sentis sa langue caresser mes lèvres avant d'entrer dans ma bouche, il avait le gout du Bloody Mary mélangé au Blue Lagoon. J'aimais cette sensation de connection à travers nos baisés, c'est comme si nos deux corps étaient reliés l'un à l'autre. Je sentais son désir monter à travers ses baisés passionnés, et j'avais envie d'être toute à lui. Il nous dirigea vers la zone dans laquelle on avait pieds, sans que nos bouches de se décollent l'une de l'autre. Ses mains dans mon dos me tenaient fermement contre lui, avant qu'elles ne glissent sur mes fesses. J'avais très envie d'aller plus loin, mais je commençai à avoir un peu froid. Je brisai notre étreinte et décollai ma bouche de la sienne. Il me fixait d'un regard trahissant le désir et l'excitation.
Allison : On retourne dans ma chambre ? J'ai froid.
J'avais la chair de poule.
Tom : Ok... humm, je vais juste rester encore dans l'eau deux minutes, pour... nager un peu...
Il avait l'air embarrassé, et je croyais savoir pourquoi il ne voulait pas tout de suite sortir de l'eau.
Allison : Ok, je vais me sécher.
Je sortis de l'eau, mes sous-vêtements étaient tous distendus et complètement transparents. Il y avait des serviettes posées sur un meuble, alors j'en attrapai une pour me couvrir et m'essuyer. Je détachai mes cheveux qui retombaient ondulants, complètement mouillés. Ma peau sentait fort le chlore mais je n'avais pas envie de prendre une douche maintenant, j'enfilai ma robe sur mes sous-vêtements humides et m'assis sur une des chaises longues. Tom sortis de l'eau à son tour, son caleçon noir moulant son corps, je l'observai tranquillement, il était assez mince, je n'y avais pas fait vraiment attention avant, mais il avait des formes quand même, il était très attirant, pas étonnant qu'il ait autant de fans féminines. Il s'essuyait rapidement. Il retira l'élastique qui maintenait ses cheveux et ses dreads locks retombèrent lourdement sur ses épaules, complètement trempées. Je l'entendais ronchonner, ce qui me fit rire. Il se rhabilla et nous quittâmes la piscine pour retourner à ma chambre. Je lui pris la main pour me tenir à lui, alors que j'avais un peu de mal à marcher droit dans le couloir, je riais toujours, lui aussi devant mes difficultés à retrouver mon chemin jusqu'à cette chambre 512 qui couloir après couloir me semblait de plus en plus hors de porté. On arriva finalement jusqu'à la chambre, j'y pénétrai suivie de Tom. J'allumais les deux petites lampes sur les tables de chevet, ne voulant pas être éblouit par l'éclairage principale. Je me mis face à lui alors qu'il me dévisageait.
Tom : T'es très jolie, ça te va bien les cheveux comme ça.
Allison : Merci.
Il s'approcha de moi, et écarta de mon visage une mèche de cheveux. Je vins un peu plus près de lui, et passai mes bras autour de son cou avant de poser mes lèvres sur les siennes. Attendre une seconde de plus m'était insupportable. Il passa ses mains autour de ma taille et s'allongea sur moi, sur le lit. J'avais envie qu'il me touche, j'avais envie de sentir ses mains partout sur moi. Et comme pour répondre à ma demande, il glissa sa main sous ma robe. J'attrapai le bas de son t-shirt et le passai au dessus de sa tête, brisant notre baisé. Il plongea son regard dans le mien. Je commençai à déboutonner son pantalon, et il prit la relève pour l'enlever complètement et se retrouver à nouveau en caleçon devant moi. Je le poussai sur le coté pour me positionner sur lui et me remis à l'embrasser. J'aimais ses lèvres, et j'aimais sentir mon visage tout près du sien, sa respiration sur ma peau. Sa langue caressait la mienne. Ses mains reprirent leur position sous ma robe et je me disais que ses mains là ne devraient jamais être ailleurs que sur mon corps. Il remonta ma robe, et je me redressai pour la retirer complètement. Ses mains montèrent sur mon dos à la recherche de la fermeture de mon soutien-gorge qui tomba sur mes bras, je le retirai rapidement, le jetant je ne sais où dans la chambre. Il ne restait plus beaucoup de tissus entre nous. Je sentais son erection contre mon ventre, et ça m'exitait encore plus. Je glissais ma main dans son caleçon pour le toucher. Lorsque je commençai doucement à le caresser, ses baisés devinrent moins intenses comme s'il se concentrait sur une autre sensation.
Après quelques instants, je retirai ma main pour la poser sur son ventre et décolai ma bouche de la sienne pour lui chuchoter à l'oreille : Enlève ton boxer.
Il ne se fit pas prier et s'executa rapidement. Son sexe dressé retombait sur son bas ventre. Je lui fis un sourire enjoleur et posait mes lèvres sur son torse, déposant des baisés sur une ligne partant du haut de son torse jusqu'à son ventre. J'aimais sentir sa peau sous mes lèvres. Je pris son membre dans ma main, pour le redresser et fis remonter ma langue de la base jusqu'au gland une première fois, pour le gouter. Il était légèrement salé et avait ce gout caractéristique. Sa peau était fine et douce. Je le lèchais plusieurs fois, pour m'accoutumer et finis par le prendre entièrement dans ma bouche.
Tom : Humm...
Encourager par ses gémissements, je le prenais un peu plus profondément dans ma bouche et commençai à faire des va et viens. Je sentis sa main se poser dans ma nuque pour apprécier mes mouvements. Ce que j'aimais par dessus tout dans la fellation, c'était d'avoir ce pouvoir absolu de donner du plaisir et d'obtenir une réaction, un gémissement, à chaque coup de langue, à chaque va et viens, de sentir l'autre complètement dépendant du plaisir qu'on lui donne. Sa respiration était haletante, je levai les yeux vers lui. Il avait la bouche entre ouverte et les yeux fermés. Après plusieurs minutes, la fatigue me gagnant, je retirai ma bouche de son sexe et remontai sur lui, jusqu'à ce qu'on soit face à face l'un contre l'autre. Il rouvrit les yeux et me fit un sourire à bout de souffle, avec d'emprisonner mes lèvres dans les siennes. Je retirai le dernier bout de tissus couvrant mon corps. Il me poussa sur le coté pour se remettre sur moi, et j'obtempérais bien volontier. Il fit courir ses lèvres de ma bouche vers mon cou, et descendit jusqu'à ma poitrine. Sa langue dessinait des petits cercles avant que sa bouche ne se pose complètement sur la partie sensible. Un gémissement échappa mes lèvres alors que je le sentais me mordiller un peu, ce qui envoyait des ondes de plaisir jusque dans mon bas ventre, presque malgré moi. Il remonta vers moi et m'embrassa rapidement avant d'attraper son pantalon qui traînait au pieds du lit. Il fouillait dans sa poche arrière.
Allison : Qu'est ce que tu cherches ?
Tom : Ca !
Il tenait l'emballage d'un préservatif. Il s'assit un instant pour l'enfiler. Vue sa dextérité, il avait visiblement l'habitude de s'en servir. Il se remit sur moi, entre mes cuisses et s'enfonça doucement en moi, avant de commencer à faire un lent mouvement de va et viens. Ses dreads locks entouraient son visage et le mien. Il me regardait avec une expression sensuelle. Je me mordis la lèvre en fermant les yeux, appréciant cette sensation. Il s'arrêta un instant et je rouvris les yeux. Il vérifiait que le préservatif était toujours bien en place, et le maintenait avant de s'enfoncer à nouveau en moi, augmentant la vitesse de ses mouvements. Je sentais sa main toucher mon sexe, pour en stimuler la partie la plus sensible. Je sentais la jouissance grandir et grandir encore, je la laissais venir et exploser dans tout mon corps, en me contractant autour de lui. Il étouffa mon cri dans un baisé et continuait ses va et viens toujours plus rapide, jusqu'à ce qu'il vienne lui aussi, poussant un dernier gémissement, à bout de souffle. Il se retira de moi, maintenant son préservatif à la base. Je restais allongée sur le lit, épuisée, et sentit son corps s'allonger à coté du mien.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Dim 20 Juil 2008 - 20:10

Chapitre 7

Je ne sais pas si c'était les rayons du soleil éblouissant mes paupières encore clauses ou cette sensation de nausée qui me fit peu à peu émerger de mon rêve. J'étais dans une sorte de stase entre les chimères et le réel, mes sens se réveillant un à un. J'ouvris les yeux doucement. J'étais dans une chambre, un hôtel. Oui, ça commençait à me revenir. J'étais venue prendre ma douche ici hier soir, et je suis restée passer la nuit. La lumière frappant ma rétine me faisait mal, je pris mon oreiller pour me couvrir le visage. Ma soirée me revenait peu à peu, ma rencontre avec Bill et les autres, le concert, cet hôtel. D'autres images aussi. J'étais allée au bar plus tard dans la soirée, avec Tom. Qu'est ce qui s'était passé ? J'avais des souvenirs qui venaient par bribe, des souvenirs de sa peau, de ses lèvres, de son regard. Je me demandais si ce n'était qu'un rêve, c'était flou et lointain. Quelque chose bougea à coté de moi. Je n'étais pas seule. J'enlevai le cousin de mon visage. Tom était allongé à coté de moi, sur le dos, complètement nu. Je commençai à paniquer, tout devenait clair. J'avais couché avec lui, comme ça, alors qu'on venait à peine de se rencontrer, je devais avoir complètement perdue la tête, j'étais devenue une de ces filles faciles qui se tape n'importe qui. Si mon frère apprenait ça, j'aurais le droit à une scène. Quelle heure était-il ? Onze heures moins le quart et les Tokio Hotel devaient partir dans une demie heure. Je me levai du lit, j'étais entièrement nue, mes vêtements traînaient de ci de là dans la chambre, je les attrapai et les enfilai vite. J'avais mal à la tête et l'estomac sans dessus-dessous. Je revins vers Tom, et du bout des doigts mis le drap sur lui pour couvrir son intimité.
Allison en chuchotant : Tom. Réveilles-toi.
Je le secouais un peu.
Tom : Hummm... deux minutes.
Allison : Debout !
Il ouvrit un oeil, puis le deuxième, se redressant un peu. Il avait la marque du drap sur son visage.
Allison avec un sourire forcé : Bonjour Tom.
Tom : Bonjour, heu...
Il semblait réfléchir, chercher dans sa mémoire.
Allison : Allison.
Tom : Oui, pardon, bonjour Allison.
Il ne se rappelait plus de mon prénom. On avait couché ensemble, et il ne se rappelait même plus de mon prénom. Il regardait autour de lui, probablement pour savoir où il se trouvait.
Allison : Il est 10h45, vous partez dans une demie heure.
Tom : m*rde !
Il se leva d'un bond, faisant glisser le drap qu'il rattrapa pour se couvrir. Je lui indiquait du regard son caleçon au pied du lit. Il s'habilla rapidement, pendant que je remettais mes affaires dans mon sac. Il alla jusqu'à la porte et lorsqu'il l'ouvrit d'un seul geste, Bill se trouvait là, le poing levé près à frapper à la porte.
Bill : Tom ?
Tom : Hello !
Bill : Qu'est ce que tu fais là ?
Tom se retourna vers moi. Je ne voulais vraiment pas qu'on sache ce qui s'était passé, j'aurais voulu pouvoir tout effacer. Mon expression devait trahir mes pensées, et je lui envoyais un regard de supplication lui indiquant de ne pas en parler. Il se retourna vers Bill.
Tom : Je suis venu prendre des affaires.
Bill en me souriant : Bonjour Allison !
Allison : Salut.
J'étais embarrassée.
Bill : Je me suis levé dans la nuit, et tu n'étais pas là.
Tom : Oui, j'ai passé la nuit ailleurs.
Bill : Non, ne me dis pas que t'a rencontré quelqu'un ?
Tom : Si.
Bill enthousiaste : Tu veux dire qu'entre une heure du mat' hier soir, et ce matin, tu as réussi à rencontrer une fille, conclure et te la taper ?
Tom : Oui.
Bill : Wow ! Tu m'épates là.
Tom jeta un regard vers moi qui écoutais leur discussion, et répondit sans grande conviction : Faut croire que je suis le meilleur.
Bill : C'est qui ? Tu l'as rencontré où ?
Tom : Personne, une inconnue. Je l'ai rencontré au bar de l'hôtel.
Bill était tout épaté par les prouesses de son frère. Et moi je me sentais très mal à l'aise, honteuse de ce que j'avais fait, et aussi vexée par la réaction de Tom. Il ne se souvenait même pas de mon nom ? Et vu l'attitude de Bill, ce n'était pas la première fois qu'il découchait pour se taper une fille. Je n'étais certainement qu'un coup de plus sur la longue liste de ses conquêtes. C'en était trop. J'avais envie de m'enfuir le plus loin possible de tout ça.
Allison : Est ce que Toby pourrait me ramener maintenant ?
Bill : Je pense que oui, il est en bas avec le reste de l'équipe. Mais tu peux aussi rester avec nous et rejoindre ton frère tout à l'heure quand on arrivera à la salle à Rotterdam.
Allison : Non, merci. Je préfère retrouver mon frère et les autres.
Je sortis de la chambre, poussant Bill sur le coté pour passer. Il était confus.
Bill : Attends !
Allison : Faut que j'y aille, merci pour tout.
Je jetais un dernier regard vers Tom qui semblait un peu gêné par la situation, et Bill qui ne comprenait pas, avant de m'en aller en courant presque jusqu'à l'ascenseur. Je trouvai le chemin jusqu'à la réception. A l'entrée du hall se trouvait une dizaine de personnes de la sécurité qui discutaient, dont Toby. Je m'approchai de lui, il était grand et large avec un air sérieux.
Allison : Bonjour.
Tout le personnel se tourna vers moi pour me saluer brièvement.
Allison : Est ce que vous pourriez me ramener auprès du reste de l'équipe ?
Il jeta un coup d'oeil à sa montre.
Toby : Ok, allons-y.
Je le suivis à travers l'hôtel, jusqu'au parking arrière où se trouvaient quelques vans noirs aux vitres teintées, des voitures de luxe et des véhicules plus standard.
Toby : Tu peux mettre ton sac à l'arrière.
Il m'ouvrit le coffre et je déposai mes affaires avant de monter à l'avant. Il faisait beau aujourd'hui, le soleil était déjà haut dans le ciel. On passa devant la façade de l'hôtel que je n'avais pas vraiment pu voir hier soir, ça devait être le plus bel hôtel des environs. Il y avait quelques dizaines de fans devant l'entrée, debout contre des grilles, ça piaillait fort parce que je les entendais jusqu'ici. Quand notre véhicule arriva dans leur champ de vision, quelques filles prirent des photos avant de voir qu'aucun des membres du groupe n'était là et de se désintéresser. D'autres filles firent des signes dans notre direction, Toby forca un sourire et hocha la tête vers elles. On s'éloigna de la foule, et de cet hôtel. Je me sentais respirer à nouveau, cette sensation d'oppression se dissipait.
Toby : Tu es la petite soeur d'Andrew, c'est ça ?
Allison : Oui.
Toby : Toute à l'heure je te donnerai un pass pour circuler en backstage pour qu'on ne te prenne plus pour une fan.
Allison : Merci.
Je regardais la route défiler devant moi, il y avait des champs de part et d'autres de la chaussée. Mon regard se perdait dans l'horizon. Je repensais à Tom, mes souvenirs de la nuit dernière se faisaient plus nets maintenant. Ca avait été très agréable, sur le moment j'avais l'impression qu'on était vraiment sur la même longueur d'onde, qu'on partageait quelque chose d'intense tous les deux. Sa façon de me tenir contre lui, son désir pour moi à travers chacun de ses baisés, ses mains sur mon corps... Je le détestais. A ce moment précis, je le détestais tellement. Et je ne savais pas vraiment pourquoi. Je veux dire qu'on était tous les deux responsables de ce qui c'était passé, ce n'est pas comme s'il m'avait forcé, et il allait de soit entre nous qu'après cette nuit on n'allait pas se marier et passer le reste de notre vie ensemble. Mais ça m'avait quand même blessée, cette impression que ça n'avait eu aucune importance pour lui. On avait partagé un moment d'intimité, on avait échangé quelque chose, et là tout de suite, je ressentais un manque, tel un vide immense. Il fallait qu'il sorte de mon système, il fallait que j'arrête de penser à lui pour tourner la page. On arriva près des bus du staff, je sortis rapidement de la voiture et me retournai vers Toby.
Allison : Merci Toby.
Il fit un signe de la main à un des responsables de l'équipe pour le faire venir.
Toby : Voici Allison, tu peux lui faire un pass ? Ca sera plus simple comme ça.
Le responsable : Pas de problème. Tu me suis ? Tu as une photo sur toi ?
Allison : Oui dans mon portefeuille. Bye Toby.
Toby : A bientôt.
Je suivis le responsable qui me confia à une autre personne chargée des badges. La journée se poursuivit normalement. Je retrouvai mon bus et ma couchette pour le trajet vers Rotterdam et une fois arrivée là bas, je décidais de simplement rester dans le bus, à flâner tranquillement de la télévision à mon lit en passant par l'espace cuisine pour grignoter un bout. J'essayai de m'occuper l'esprit par tous les moyens, et je trouvais même un peu de réconfort dans mon cahier de maths. En fin d'après midi, j'avais fait tous mes devoirs et je m'étais même avancée de plusieurs jours. Je cherchais autre chose à faire pour passer le temps lorsque quelqu'un frappa à la porte du bus.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 24 Juil 2008 - 15:51

Suite Qui a frappé? XD
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 24 Juil 2008 - 20:15

Je te mets la suite... et SVP, si tu as un peu de temps, fais des commentaires plus complets, que je puisse savoir ce que t'en penses :--)

Chapitre 8

J'ouvris la porte pour être aveuglée par les rayons du soleil. Lorsque j'arrivais à focaliser ma vision sur mon visiteur, je me surpris moi même à être heureuse de le trouver là, me délivrant de mon ennui. Bill se tenait devant moi. Son sourire m'était contagieux, j'étais ravie de le voir et ça devait être écrit partout sur mon visage.
Bill : Salut !
Allison : Salut ! Qu'est ce que tu fais là ?
Bill : Je te cherchais. Je ne te dérange pas au moins ?
Allison : Ah si ! J'étais entrain de m'amuser comme une folle avec mes devoirs de maths.
Il restait silencieux, probablement à se demander si j'étais sérieuse.
Allison : Mais non bêta ! Tu me déranges pas voyons.
Bill : Tu veux faire un tour ?
Allison : Volontier.
Je le suivais sur la pelouse derrière la salle.
Allison : Ca c'est bien passé la conférence de presse ?
Bill : Oui, c'est sympa les conférences de presse, ça change de d'habitude, en général on voit chaque journaliste séparément, à la chaîne, donc on répond cent fois à la même question, tandis que là on répond une seule fois aux questions barbantes et après ils nous demandent des trucs plus originaux. Ca va plus vite aussi.
Après avoir tourné un peu, on décidait de s'asseoir dans l'herbe dans un coin au calme. Je l'écoutais me faire le récit des questions qu'on leur avait posées, et de leurs réponses, tout en jouant avec une pâquerette. J'en attrapai une deuxième, et fis un trou au bout de sa tige pour y enfiler la première, et ainsi de suite fleur après fleur jusqu'à en faire un collier.
Bill : C'est joli.
Je lui passai le collier autour du cou et le fermai délicatement. Ca lui allait bien, les pétales blanches contrastant avec ses vêtements sombres, et son visage fin aux traits presque enfantins s'accordant parfaitement avec cette création, souvenir de mes jeunes années.
Bill : Merci.
Il prit le collier dans ses mains fines pour regarder comment je l'avais fait.
Bill : Je voulais te demander...
Allison : Quoi donc ?
Bill : Qu'est ce qui c'est passé ce matin ?
Allison : Rien pourquoi ?
J'essayai de prendre un air convaincant.
Bill : Je sais pas, t'avais l'air très pressée de retourner à ton bus. Presque comme si tu fuyais quelque chose.
Je réfléchissais à une réponse convaincante, quand j'aperçus à quelques dizaines de mètres devant nous derrière une grille un groupe de fans qui venaient de trouver un accès jusqu'ici. Elles étaient très excitées en voyant Bill, poussaient des cris stridents qui en faisaient venir d'autres et leurs appareils photos commencèrent à nous mitrailler. Il leur fit un sourire et les saluai brièvement. Elles hurlaient son nom et se tenait tout contre la grille. Plusieurs personnes de la sécurité accoururent et les obligèrent à partir. Le vibreur du portable de Bill se fit entendre.
Bill : Allo ? ... Rien, dehors, derrière la salle... Maintenant ? ... Ok j'arrive.
Il raccrocha et se leva en frottant l'arrière de son pantalon.
Bill : Il faut que je retourne avec les autres faire les sound checks. On se voit tout à l'heure ? Tu viens au concert n'est ce pas ?
Malgré ma décision de rester le plus loin possible de Tom, j'avais quand même très envie de les voir sur scène encore une fois.
Allison : Oui, ok, à plus tard.
Bill : Bye.
Je le regardais s'éloigner. Ca m'avait fait du bien de discuter de tout et de rien avec lui. Et maintenant je n'avais plus du tout envie de rester enfermée dans mon bus. Mais qu'est ce que je pourrais bien faire pour m'occuper ? Je décidai de faire un tour dans la salle, histoire de repérer les lieux. Vers 17h30, la salle commençait à se remplir, je m'installais donc devant la fosse comme le soir précédent, mon walkman sur les oreilles en attendant le début du show. Le temps défilait rapidement, et alors que j'étais perdue dans mes pensées, la lumière de la salle s'éteignit et le public entrait en effervescence. J'appréciai chaque seconde du concert, je vibrais avec le reste du publique à chaque note, à chaque parole, à chaque sourire de Bill. Je m'étais placée comme le soir précédent, sans même y réfléchir, et j'avais Tom juste devant moi. Il était en plein dans son morceau, les yeux fermés, la bouche entre ouverte, la tête en arrière, ses doigts caressaient sa guitare comme ils m'avaient caressés hier soir, et la même expression sur son visage que lorsqu'on était rien que tous les deux il y a seulement quelques heures. Bill arrivait de mon coté, il regardait les visages dans les premiers rangs en souriant toujours, il était magnifique, au sommet de son art, c'était comme s'il y avait une aura positive tout autour de lui. Et son regard croisa le mien, il ne me regardait pas comme les autres filles, non, il y avait quelque chose d'autre dans ses yeux. Le concert passa trop vite à mon goût, heureusement je savais que j'allais en voir encore beaucoup d'autres. Après que Gustav ait quitté la scène, les lumières se rallumèrent et je me glissais dans les couloirs pour rejoindre mon bus lorsque j'entendis quelqu'un crier mon nom.
Bill : Allison !
Je me retournai sachant à qui appartenait cette voix. Il avait une serviette sur ses épaules et une bouteille à la main, la sueur perlant encore à la base de sa chevelure.
Bill : On se fait un ciné tout à l'heure, tu veux venir ?
J'étais prise de cours par sa proposition mais j'avais envie d'être avec lui, il me faisait complètement oublier Tom, ce qui peut paraître assez paradoxal étant donné que c'est son frère, mais pour moi ils étaient très différents, si au début je les percevais un peu de la même façon, je commençais à mieux les définir et à cet instant c'est surtout leurs différences qui me donnaient envie de me rapprocher de Bill.
Allison : J'en serais ravie, qu'est ce qu'on va voir ?
Bill : On ne sait pas encore, on verra sur place.
Allison : Ok. Je vous retrouve quand et où ?
Bill : Ben on va passer à l'hôtel d'abord et on ressortira plus tard, soit tu viens avec nous maintenant soit on se retrouve là bas, Toby pourra t'y amener.
Allison : Ok, je demanderai à Toby alors.
Je n'avais pas envie de me retrouver à leur hôtel comme hier soir, et je préférai garder mes distances avec Tom. Je me préparai rapidement, mangeais un bout et laissa Toby m'amener jusqu'à la salle. Pour un fois, il n'y avait pas une seule fan à l'horizon, ça me faisait bizarre, je commençai à m'habituer à leur omniprésence. Je rejoignais les autres à l'intérieur et fus surprise de ne trouver que Bill et Tom avec quelques personnes de la sécurité, se tenant devant le stand de vente de popcorn.
Bill : Hey !
Allison : Hey !
Bill : Tu veux un seau de popcorn ?
Allison : Oh non, je viens juste de manger, je ne pourrais jamais avaler tout ça.
Bill : C'est pas grave, tu pourras piocher dans les miens.
Allison : Georg et Gustav ne devaient pas venir ?
Je jetai un regard vers Tom qui draguait la fille derrière le comptoir. Il avait son petit sourire, celui qui m'avait fait craqué, et elle ne restait pas de marbre non plus.
Bill : Si mais ils ont changé d'avis finalement, le film sera sûrement en version originale et comme ils ne captent pas grand chose à l'anglais, ils ont préféré vaquer à leurs occupations.
Allison : Ok.
Je vis Eva arriver vers nous avec un grand sourire.
Eva : Bonjour Allison ! Ca va ?
Allison : Bien, merci.
Eva : Vous avez tout ce qu'il vous faut ?
Bill : Oui je crois, Tom ?
Tom était toujours entrain de discuter avec la fille.
Bill : Tom !
Tom agaçé : Oui ! Quoi ?
Bill : C'est bon, on peut y aller ?
Tom : Oui, oui.
La fille s'adressant à Tom : On se voit demain alors ?
Tom avec un sourire : Bien sûr.
On suivait Eva dans le cinéma jusqu'à une petite salle vide. Je n'avais pas imaginé qu'on serait dans une salle réservée, mais c'est vrai qu'étant donné leur statut, il ne pouvait pas en être autrement. On s'installait dans les derniers rangs, au milieu de la salle, je me débrouillai avec subtilité pour que Bill se retrouve entre Tom et moi. Je pensais être tranquille ainsi, jusqu'à ce que Bill se lève.
Bill : Faut que j'aille aux toilettes !
Tom : T'es chiant là ! Tu pouvais pas y aller avant ?
Bill : Je ne devais pas y aller avant, c'est maintenant que je dois y aller.
Tom : Grouilles-toi alors !
Bill : Arrêtes de me stresser.
Il sortit de la salle. Il ne restait plus que Tom et moi, dans cette pièce sombre et silencieuse. Je ne dis pas un mot, je ne voyais pas ce que je pourrais bien lui dire, je ne savais pas par où commencer. C'est lui qui brisa le silence.
Tom : A propos de la nuit dernière...
Je me tournai vers lui, curieuse de ce qu'il allait dire.
Tom : C'était très sympa !
Il avait toujours ce même sourire. Je le regardai, cherchant à comprendre ce qu'il voulait dire.
Tom : Si t'as envie de remettre ça, tu sais où me trouver.
Sur ses dernières paroles, mon sang ne fit qu'un tour et je ne pus m'empêcher de répliquer.
Allison : Attends ! Tu te moques de moi là ?
Je ne m'étais pas rendue compte que j'étais autant en colère avant que mes mots ne sortent de ma bouche.
Tom troublé par ma réaction : Qu'est ce qui a ?
Allison : C'était sympa ? Tu veux dire que j'étais un bon coup c'est ça ? Que t'a été satisfait ?
Tom : Je ne vois pas où est le mal. C'était un compliment. On s'est bien amusé non ?
J'étais stupéfaite par ses paroles, mais surtout parce qu'il ne comprenait pas quel était mon problème, et il était sincère dans son incompréhension. Je reprenais mon calme.
Allison : Oui, Tom, on s'est bien amusé et restons en là.
Tom : Ne me dis pas que tu es encore une de ces filles qui imaginent que parce qu'on a partagé un bon moment, on doit passer le reste de notre vie coincé ensemble ?
Allison : Bien sur que non, ce qui me vexe c'est que... j'ai l'impression d'être juste une fille de plus que tu t'es tapée.
Tom : Mais non, pour moi chacune des filles avec lesquelles j'ai été, est spéciale.
Il disait ça sur un ton qui me faisait comprendre exactement le contraire de ses paroles.
Allison : Laisses-moi tranquille.
Je ne voulais plus rien avoir à faire avec lui. C'est là que Bill revint enfin, il reprit sa place entre nous et on pu regarder le film tranquillement. Je regardais les images, mais je ne suivais pas grand chose, j'avais la tête ailleurs. Je piochais des popcorns de temps à autre, frôlant la main de Bill, et le sucre semblait me calmer. Bill aussi, me calmait, m'apaisait rien que par sa présence.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Jeu 24 Juil 2008 - 20:25

J'ai pas trop l'habitude de lire une fic trés bien écrite, donc je n'ai pas trop de commentaire a te faire :s
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Sam 26 Juil 2008 - 21:38

Chapitre 9

Une semaine était passée depuis notre soirée au cinéma. Je commençai à prendre mes marques dans ce nouveau style de vie, je me sentais moins dépaysée et envisageais plus sereinement le reste du voyage. J'avais aussi passé beaucoup de temps avec Bill ces derniers jours. A chaque fois que son emploi du temps hyper chargé le lui permettait, il venait me rejoindre et on traînait ensemble rien que tous les deux. Même si ça ne faisait pas longtemps qu'on se connaissait, je le considérais comme un ami proche, quelqu'un en qui je pouvais avoir confiance et qui ne me décevrait pas. J'aimais parler de tout et de rien avec lui, la simplicité de notre relation, je ne me sentais plus seule du tout.
On se trouvait à Dijon aujourd'hui, une ville en France. Les Tokio Hotel étaient partis à une séance photo pour la matinée, et j'étais sortie faire quelques courses dans un magasin à quelques rues de l'hôtel dans lequel le groupe allait se reposer tout à l'heure. Je faisais mes emplettes tranquillement, en passant devant une boulangerie je sélectionnais un assortiment d'une vingtaine de viennoiseries pour le groupe et l'équipe, je souriais en pensant à Bill qui allait encore dévorer les petits pains comme s'il n'avait rien mangé depuis trois jours. La question subsidiaire étant : comment faisait-il pour manger tout et n'importe quoi et toujours garder une ligne parfaite ? La vie n'est vraiment pas juste. J'arrivai devant l'hôtel, il y avait foule comme d'habitude, ça criait, ça chantait. Les membres de Tokio Hotel n'allaient pas tarder à arriver, à l'exception de Bill qui devait revenir plus tard, le photographe devait faire quelques clichés de lui tout seul, pour répondre à la demande du public. Je cherchai une entrée à l'arrière du bâtiment, passant par le parking, mais je n'en trouvais pas. Je me résignai donc à passer par l'entrée principale, Toby devait être avec la sécurité, je me disais qu'il suffisait qu'il me voit pour qu'il me laisse passer. Je rentrai donc dans la foule, jusqu'à présent je n'avais toujours vue les fans que de l'extérieur et me mêler à elles aujourd'hui me paraissait bizarre. J'avais du mal à avancer, les rangs se resserraient devant moi comme pour me bloquer le passage, je voulais juste arriver jusqu'à la barrière pour qu'on me voit et qu'on me laisse accéder à l'entrée. Je sentis une fille un peu forte me bousculer.
La fille : Hey ! Pour qui tu te prends de passer devant tout le monde comme ça ? Ca fait des heures qu'on attend et tu crois que tu peux venir et nous passer devant le nez ?
Allison : Pardon, je veux juste arriver jusqu'à la barrière.
Ma réponse ne lui plaisait évidement pas, tout le monde voulait être devant la barrière.
La fille : Mais tu te moques de qui ? Attends. On ne s'est pas déjà vu quelque part ?
Allison : Je ne crois pas.
Je tenais mon sac de course contre moi et regardais vers l'entrée espérant que peut être Toby ou quelqu'un d'autre que je connaissais me voient là où je me trouvais, en vain.
La fille : Si, tu es la fille sur les photos !
D'autres fans s'étaient tournées vers moi et me dévisageaient, certaines étaient venues avec la fille qui m'importunait.
La fille : Celle qui traîne avec le groupe. Et là, je parie que tu essaies de retourner les voir, et tu passes devant nous comme une petite sainte ni touche ! Tu crois qu'on n'a pas remarqué ton petit manège ?
Elle avait un ton agressif, et je n'aimais pas la tournure de cette altercation. Les autres fans acquiesçaient devant ses dires. Je décidai de mentir pour éviter les problèmes.
Allison : Non, j'ai ma famille dans l'hôtel. Je n'ai rien à voir avec Tokio Hotel. Je veux juste retrouver mes proches.
La fille en s'adressant aux autres : Elle se fout de notre gueule en plus.
Elle se retourna vers moi.
La fille : J'ai au moins cinquante photos hautes définitions de toi avec Bill ou autre... Et tu vois, mes amies et moi, on en a un peu marre que tu te foutes de la gueule des fans en te tapant tous les membres du groupe.
Allison : C'est complètement faux ! On est juste amis.
Oui, j'avais couché avec Tom, mais je ne crois pas qu'il était dans mon intérêt de leur faire cette révélation, là tout de suite.
La fille : Arrêtes de nous prendre pour des connes, on voit clair dans ton petit jeu. Si tu arrives à les manipuler avec tes airs de gentille fille pour obtenir ce que tu veux d'eux, ça ne marche pas avec nous.
Je décidai de couper cours à la conversation et me retournai pour sortir de la foule, mais plusieurs fans se mirent sur mon chemin pour me bloquer le passage.
La fille : Et tu crois que tu peux foutre le camp comme ça ? On en n'a pas fini avec toi !
Allison : Ca ne vous regarde pas ce que je fais avec le groupe ! Poussez-vous !
Mais elles ne bougeaient pas. La fille qui m'importunait me donna une tape dans l'épaule, je me tournai vers elle et lui faisais face à nouveau. C'était une adolescente, comme toutes les autres, mais elle avait une tête de plus que moi, et était bien plus large. Et les autres filles autour d'elle lui donnaient l'avantage du nombre. Je commençai à avoir peur.
La fille : On veut que tu les laisses tranquilles !
Allison : Je crois que c'est à eux de décider s'ils veulent que je les laisse tranquilles.
C'était sorti tout seul et ce n'était visiblement pas ce qu'elle voulait entendre. Je vis l'expression de son visage changer, elle était folle de rage. Elle me bouscula en me poussant vers l'arrière, je retrouvai mon équilibre mais laissai mon sac tomber sur le sol, les deux bouteilles en verre de jus de fruits se brisèrent, imbibant le reste de mes achats. Je sentis quelqu'un me tirer les cheveux derrière moi, et me retournai faisant face à des visages agressifs. On me frappa dans le dos et quand je me tournai à nouveau, je ne savais pas de qui était venu ce coup. Je vis une fille, une petite blonde, à quelques mètres de moi, crier aux autres d'arrêter de m'embêter mais personne ne l'écoutait. On me poussait d'un coté puis de l'autre, on tirait mes cheveux et me frappait dans les côtes, jusqu'à ce que je perde mon équilibre et que je tombe au sol, et là les coups fusaient. Je n'avais jamais imaginé qu'une chose pareil pourrait m'arriver, un déferlement de haine à mon égard. Je mis mes bras devant mon visage et me recroquevillai en position foetal autant que je le pouvais, je n'avais plus la force de me relever. Je ne savais pas combien elles étaient, je les sentais frapper mon corps de tous les cotés, je ne maîtrisais plus rien, je ne comprenais pas ce qui se passait mais j'avais peur. Pour la toute première fois, j'avais peur pour ma vie. Je me disais qu'il était bien possible que là, tout de suite, tout s'arrête. J'avais toujours imaginé que je mourrai dans mon lit, vieille, accomplie, entourée de mes enfants et petits enfants. Mais je réalisai à cet instant qu'il était possible que non. Il était possible que je meurs là, maintenant, à 17 ans, toute seule, n'ayant rien pu faire de tout ce que j'avais prévu, pour une connerie. Et les coups ne s'arrêtaient pas. Je ne pourrais pas dire combien de temps ça avait duré, tout se passait au ralenti et si vite en même temps. Je n'avais pas perdu connaissance, mais j'avais l'impression de ne plus vraiment être là. Mon corps n'était plus mien. J'étais sûre d'une seule chose à cet instant, je ne voulais pas que ma vie s'arrête aujourd'hui. J'entendis des cris, ils me paraissaient loin et étouffés. Les coups s'arrêtèrent, je ne bougeais pas, je ne pouvais pas. Je sentis mon corps être soulevé doucement du sol. Quelqu'un me prit dans ses bras contre lui, mes yeux ne pouvaient plus s'ouvrir. Mes bras avaient été passés au-dessus de ses épaules comme pour l'enlacer mais je ne me tenais pas, mes mains pendaient dans le vide comme celles d'un pantin sans vie. Il me portait à travers la foule. Mon visage était enfuit dans son cou, ma peau contre la sienne, et c'est là que je sentis l'odeur de son parfum que je reconnus sans peine. Tom. J'envoyais des informations à mon corps pour le faire se mouvoir, en vain pendant quelques instants. Puis mes bras bougèrent doucement, je les resserrai autour de son cou, et mes mains agrippèrent son t-shirt trop large.
Tom me chuchota : Ca va aller, tu vas t’en sortir.
Je ne voulais pas lâcher, je voulais m'accrocher à lui, je voulais revenir vers la vie. Il me tenait fermement contre lui, jusqu'à ce que je n'entende plus de cri et qu'on semble être à l'intérieur du bâtiment, là il se pencha et je sentis mon corps être posé sur une surface molle tel un lit. Mes yeux étaient toujours clos. Mes mains ne lâchèrent pas sa nuque, il resta courbé sur moi un instant, et quelqu'un vint retirer mes mains. Il s'en alla, et je l'entendais au loin.
Tom : Dites à l'ambulance dès qu'elle arrive qu'elle est dans cette chambre.
L'autre personne : Bien sûr.
Je me sentais vidée, le lit épousait les courbes de mon corps et j'avais l'impression de tomber dans un puit sans fond. Je réunissais le peu de force qui me restait pour rester consciente et murmurer : Tom.
Ma voix sortait comme un souffle inaudible, je pensais qu'il ne m'avait pas entendu jusqu'à ce que sa main se glisse dans la mienne et que son autre main se pose au-dessus.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Dim 27 Juil 2008 - 8:40

tro bien vite la suite
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Dim 27 Juil 2008 - 9:07

HO! C'est mignon (et triste aussi!) ! Suite stp =)
J'aime beaucoup ta fic!
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Dim 27 Juil 2008 - 9:20

j'adore!
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Dim 27 Juil 2008 - 14:31

Merci pour vos commentaires :--) Voila la suite...

Chapitre 10

Je ne sais pas pendant combien de temps je m'étais évanouie, quand je revins doucement à moi, j'essayai d'ouvrir les yeux. Mes paupières étaient comme scellées, je me concentrais de toute mes forces pour les ouvrir sans y parvenir. J'entendais des voix au loin, dont celle de mon frère.
Andrew : Mais quand est ce qu'on pourra la voir ?
L'autre homme : Lorsqu'elle aura repris connaissance. Je vous l'ai dit, sa vie est hors de danger, les scanners et radios n'ont montré aucune hémorragie interne, et dans l'immédiat c'était notre préoccupation principale. Nous allons la garder ici cette nuit, pour s'assurer que tout va bien, et pour commencer son traitement.
Andrew : Donc elle pourra sortir demain ?
L'autre homme : Nous avons encore quelques examens à faire, nous verrons en fonction de son état demain si elle peut quitter l'établissement.
Andrew : Je suis son frère, je veux la voir.
L'autre homme : Elle est en soins intensifs pour l'instant, elle est inconsciente et à besoin de repos. On vous préviendra à son réveil.
Mais j'étais réveillée. Je n'arrivais juste pas à bouger, pas à revenir dans ce monde. Je voulais ouvrir les yeux, j'essayai encore et encore, jusqu'à ce que je vois un filet de lumière. C'était flou, comme dans un rêve, je clignai des yeux plusieurs fois pour faire le point. Je vis un visage qui m'était inconnu se pencher sur moi.
L'infirmière : Bonjour, vous êtes à l'hôpital, tout va bien, restez calme.
Je regardai mon corps, il était couvert d'un drap, et sous le drap il y avait une masse. J'essayai de bouger mes membres.
L'infirmière : Non, restez allongée, on vous a mis des bandages et de la glace pour arrêter les saignements.
Je sentais mon corps, il était chaud à l'intérieur et froid à l'extérieur, j'avais mal tout en étant à moitié engourdie. C'était une sensation étrange et désagréable. Je me trouvais dans une petite pièce aux murs clairs avec plusieurs plateaux médicaux autour de moi, un rideau de plastique sur un des cotés de la chambre. Je n'aimais pas cet endroit.
Allison : Qu'est ce qui m'est arrivé ?
L'infirmière : Vous vous êtes faite agressée, vous vous souvenez ?
Oui, ça me revenait maintenant, je me souvenais de cette fille, des coups, c'était comme si tout avait basculé dans ma vie.
Allison : Oui, je me souviens.
L'infirmière : Je vais prévenir le médecin de votre réveil.
Elle sortit de la pièce. Je fixai le plafond. Je détestais les hôpitaux, pour moi ils représentent la mort et la maladie. La dernière fois que j'étais venue dans un établissement comme celui ci, c'était pour mon père. Andrew et moi avions attendu dans un couloir pendant une bonne heure, à se poser des questions interminables. On savait que maman était déjà partie, et on ne nous avait rien dit pour papa, rien du tout. Quand le chirurgien en charge était venu nous trouver, et qu'il nous annonça que c'était terminé, je ne comprenais pas ses mots, ils n'avaient aucun sens pour moi. Je ne voulais pas comprendre. Je pensais qu'après les mois, les années, on ne ressentait plus ce vide abyssal après la perte d'un proche, mais il n'en était rien. Si la douleur de les avoir perdus était moins vive aujourd'hui, elle ne disparaissait jamais complètement. La porte se rouvrit.
Le médecin avec un sourire : Bonjour Allison.
Allison : Bonjour.
Le médecin : Comment tu te sens ?
Allison : Ca va je crois.
Le médecin : Est ce que tu as mal quelque part en particulier ?
Allison : Non.
Le médecin : Bon, on va regarder un peu tout ça.
Il retira le drap jusqu'à ma taille. Il y avait une grande pochette plastique enfermée dans du tissus couvrant ma poitrine et mon abdomen. Mes bras étaient enfermés dans des bandages serrés avec des compresses en dessous. Il retira doucement la pochette de mon torse. J'étais enflée de partout, ma peau allait du rose au rouge foncé de façon non homogène. Je n'avais jamais vu mon corps comme ça. Il commença à me palper doucement. Je n'avais pas vraiment mal à ce moment là, j'étais juste choquée. Il me demanda de m'asseoir et de respirer profondément.
Le médecin : Vous pouvez vous rallonger. Tout va bien.
Il remis tout en place.
Allison : Est ce que je peux m'en aller maintenant ?
Le médecin : Non, vous allez passer la nuit en observation ici, on verra demain pour une sortie éventuelle.
Allison : Je peux voir mon frère ?
Il se mit à réfléchir.
Le médecin : Oui, mais si vous sentez le moindre signe de fatigue, ne luttez pas, il faut vous reposer.
Je hochai la tête. Et le médecin sortit de la pièce pour laisser la place à mon frère.
Andrew : Mon Dieu...
Il vint vers moi et me prit doucement dans ses bras, sans vraiment me serrer. Il me regardait de la tête aux pieds.
Andrew : Comment tu te sens ?
Allison : Comme quelqu'un qui vient de se faire rouer de coups.
Je forçai un sourire.
Allison : Ca va, je ne ressens pas grand chose en fait. Je veux juste partir d'ici.
Andrew : Oui, je sais.
Il restait silencieux.
Andrew : Je suis désolé.
Allison : De quoi ?
Andrew : De t'avoir laissé seule ces temps-ci, de ne pas avoir été là quand tu avais besoin de moi.
Je ne savais pas s'il parlait de ces derniers jours, où de notre relation depuis la mort de nos parents qui n'était pas toujours très simple.
Allison : Tu n'as rien à te reprocher.
Andrew : C'est à cause de moi si tu te retrouves ici.
Il retenait ses larmes.
Allison : Bien sûr que non ! C'est à cause de ces filles que je me retrouve là et parce que je n'ai pas réfléchi aux conséquences de mes actes.
Il reprenait de la stature, comprenant qu'il ne m'aidait pas en se rendant coupable.
Andrew : La police est passée toute à l'heure, pour prendre ta déposition. Ils repasseront demain.
Allison : Ok.
Andrew : Il y a aussi...
Allison : Quoi ?
Andrew : Les Tokio Hotel sont dans la salle à coté, ils ont insisté pour rester. Je crois que Bill aimerait te voir.
Allison : C'est bon, il peut venir.
Andrew : Je ne pense pas que le personnel hospitalier acceptera, les visites en soins intensifs c'est seulement pour les proches.
L'infirmière en revenant dans la pièce : Ca fait dix minutes, c'est terminé. Vous devez la laisser se reposer.
Allison : S'il vous plaît, j'ai des amis en salle d'attente, j'aimerai les voir.
Je prenais une voix plaintive. Elle me fit un sourire.
L'infirmière : Oui, je sais, je les ai vus. Ma fille est fan vous savez, elle est déjà devant la salle pour le concert de ce soir.
Elle ouvrit le rideau qui cloisonnait la pièce, et il y avait une grande vitre, et quelques dizaine de mètres plus loin, une deuxième vitre contre laquelle semblait être adossé Tom, et Bill en face de lui, lui parlait. Il avait cette expression d'inquiétude sur son visage, comme avant de monter sur scène. Bill regarda dans ma direction. Lorsqu'il m'aperçu, il s'approcha de la vitre et y posa la main à plat. Il forçait un sourire, ses lèvres bougeaient mais je ne l'entendais pas d'ici, Tom se retourna vers moi et me fit un signe de la main. Georg et Gustav étaient là aussi.
Allison : S'il vous plaît, j'aimerai que mes amis puissent venir, juste quelques minutes ?
L'infirmière devant mon insistance : Juste une personne, et cinq minutes maximum.
Allison : Merci !
Je me tournai vers Andrew.
Allison : Tu peux chercher Bill ?
J'aurais voulu voir Tom aussi, j'aurais voulu pouvoir le remercier. Mais dans l'immédiat, devant faire un choix, c'est de mon Bill que j'avais besoin.
Andrew : Oui, je vais lui dire qu'il peut venir, je te dis à demain alors ?
Allison : Oui, à demain.
Andrew : Reposes-toi.
Allison : Promis.
Il rejoignit les autres. Bill pénétra dans le service de soins intensifs en suivant l'infirmière qui lui indiqua de se laver les mains et de placer des protections stériles autour de ses chaussures pour des raisons d'hygiène certainement. Il entra dans ma chambre, toujours avec son sourire forcé et vint doucement vers mon lit. Ses yeux n'était pas maquillés, ça faisait longtemps que je ne l'avais plus vu au naturel. Lorsqu'il vint plus près, je m'aperçu qu'il avait les yeux rouges et enflés comme s'il avait pleuré. Il me regardait, comme s'il avait peur de moi.
Bill : Est ce que ça va ?
Allison : Je ne sais pas trop, je pense que oui. Je ne sens pas grand chose en fait. Mais ça n'a pas l'air très joli là dessous.
Je regardais le drap qui couvrait mon corps.
Bill : Le médecin a dit que tu avais beaucoup d'ecchymoses un peu partout, mais qu'étant donné ce qui c'est passé, c'est une chance que tu n'aies rien eu de plus grave.
Il prit une chaise et s'assit à coté de moi. Il me prit la main doucement et restait silencieux, j'avais l'impression qu'il retenait ses larmes. Ca me rendait triste de le voir comme ça, ce que j'aimais chez lui, avant tout le reste, c'était son sourire. Lorsqu'il illuminait son visage, c'était plus fort que moi, quelque soit la situation, je me sentais bien. Bill, c'est quelqu'un de vrai, de spontané, pas comme tous ces gens qui suivent la masse, et ça le rend très précieux à mes yeux.
Son portable se mit à sonner. Il le sortit et lâcha ma main.
Bill : Oh non, c'est David.
Après une hésitation, il décrocha. David était leur manager, c'était entre autre l'intermédiaire entre Universal et le groupe, je ne l'aimais pas trop, je pense qu'il ne m'aimait pas non plus. Il devait me voir comme un danger pour le groupe, et devait préférer que les Tokio Hotel ne se concentrent que sur leur travail. J'étais un élément perturbateur à ses yeux.
Bill : Non, je suis encore à l'hôpital... Elle est réveillée... Je t'ai déjà...
Son interlocuteur lui coupait la parole.
Bill : C'est pas la peine... Je ne chanterai pas...
De quoi est ce qu'il parlait ? Ne pas chanter ? Je décidai de lui couper la parole à mon tour.
Allison : Bill ?
Il se tourna vers moi mais écoutait toujours David à l'autre bout du fil qui semblait s'énerver.
Allison : BILL !!
Bill à David : Attends une seconde... attends.
J'avais son attention.
Allison : De quoi tu parles ?
Bill : On annule le concert ce soir. Je préfère rester ici.
Allison : Tu ne peux absolument pas faire ça !
Bill : Si, je peux. Ecoutes, déjà que je n'étais pas là quand ça t'est arrivé, je reste avec toi maintenant.
J'étais touchée mais il en était hors de question.
Allison : C'est gentil mais ce n'est pas une bonne idée. Ton public t'attend, c'est trop important pour annuler. De toute façon, d'ici deux minutes l'infirmière va venir te mettre dehors, ça ne sert à rien que tu attendes dans le couloir, vas à ton concert !
Bill : Je sais pas, je ne me sens pas dans l'état d'esprit de monter sur scène, de faire mon show...
J'étais surprise de sa réaction, pour lui la scène, c'est toute sa vie.
Allison : Imagines la déception des fans.
Il semblait hésiter.
Allison : On se verra demain de toute façon, quand je sortirai. Et le concert ne devait pas être diffusé en direct à la télévision ?
Bill : Si.
Allison : Comme ça, ça me donnera quelque chose à regarder ce soir.
Je lui fis un sourire, qu'il finit par me rendre.
Bill : Ok, tu as raison.
Allison : David est toujours en attente ?
Bill : Ah m*rde.... oui. David ? C'est bon, j'arrive... Oui... Je sais. A tout de suite.
L'infirmière ouvrit la porte : Il faut la laisser maintenant.
Bill hocha la tête, il se leva et déposa un baisé sur mon front.
Bill : Prends soin de toi, et appelles moi si t'as besoin de quelque chose.
Allison : Ok, merci. Bon concert.
Il me fit un sourire et quitta la pièce en se retournant encore une fois vers moi en sortant. La porte se referma, et je le regardais s'éloigner à travers la vitre. L'infirmière s'approcha de lui avec un bout de papier, et il signa comme il en avait l'habitude. Il retrouva les autres et après quelques mots échangés, ils se tournèrent tous les quatre vers moi en me faisant des signes d'au revoir et disparurent. Je me retrouvais donc seule, dans cet endroit terne, immobilisée avec pour seule compagnie mes pensées. Je n'aimais pas ça, je décidai d'allumer la télévision, pour voir s'il y avait la chaîne qui devait diffuser le concert. Je levai mon bras avec précaution, les bandages étaient serrés et j'attrapai la télécommande non loin de moi, je remarquai qu'Andrew avait déposé mon téléphone portable à coté de celle ci, au moins si j'avais un vrai coup de cafard, je pourrais appeler quelqu'un. Sur la deuxième chaîne, ils parlaient du groupe, je ne comprenais pas un mot mais je regardais les images défiler, le concert serait sûrement sur cette station.
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Dim 27 Juil 2008 - 17:57

Trop bien! Vivement la suite!!
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MessageSujet: Re: [Fanfic terminée] Sur les routes avec Tokio Hotel   Mar 29 Juil 2008 - 12:34

Suite =)
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